samedi 25 mars 2017
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Depuis qu’un taxi a essayé de me violer, je préfère Uber !

uber-taxiComme un grand nombre de français, j’ai connu de nombreuses mésaventures avec des chauffeurs de taxis peu courtois, quand il n’étaient pas carrément à la limite de l’agression ou de l’escroquerie ! Ayant découvert Uber il y a quelques mois, ça a été pour moi une révolution. Un service en or, qualitatif et convivial, à un tarif inférieur à celui d’un taxi. Cela va sans dire, depuis que j’ai découvert Uber, je ne prends plus le Taxi. Mais cela, c’est surtout à cause des taxis eux-mêmes, et de tout ce qu’ils m’on fait subir au cours des années passées…

La première fois, c’était il y a plus de 10 ans. A l’époque, j’étais journaliste musicale : je rentrais souvent tard à la fin des concerts, aux heures où les transports en commun sont depuis longtemps partis se coucher… A peine majeure du haut de mes 18 ans, il m’arrivait de prendre un Taxi pour rentrer, car je n’avais pas d’autre solution. Une nuit, je suis tombée sur un chauffeur particulièrement indélicat, âgé d’une quarantaine d’années. Quand on est arrivés au pied de mon immeuble, il m’a signifié en rigolant que je pourrais « payer en nature« . J’ai refusé et lui ai tendu un billet. Il a alors verrouillé les portières du véhicule, s’est retourné vers moi, et s’est montré très insistant, m’informant qu’il était « très doué en massage » et qu’il avait « un énorme pénis« . De mon côté, je me plaquais contre la banquette arrière pour l’éviter, et je lui répétais en boucle qu’il avait l’âge d’être mon père, qu’il devrait avoir honte. Il a fini par rouvrir les portes de sa voiture, tout en gardant mon argent et la monnaie. J’ai couru chez moi, sans penser à relever sa plaque d’immatriculation. Puis, je suis restée prostrée dans le noir pendant une heure, mes fenêtres éteintes… A cet âge là, j’étais très impressionnable.

Laissée dans la rue, seule, à 3 heures du matin

taxi001Quelques mois plus tard, dans le même contexte, j’ai connu une nouvelle mésaventure : au cours de la course, le chauffeur a heurté la base d’un feu rouge ! Sa Peugeot blanche a fait un saut dans les airs, avant d’atterrir sur un plot, en biais. Le jeune conducteur, en colère, s’est mis à hurler de rage dans l’habitacle ! Je suis descendue pour constater les dégâts, il m’a emboîté le pas. C’est sûr, ce n’était pas beau à voir : l’aile gauche du capot était totalement enfoncée, une jante avait volé et était complètement déformée. On a du rester 5 bonnes minutes a regarder tout cela. Puis, on est retournés dans la voiture. Et là, l’indélicat m’indique : « Vu les dégâts, je ne vais pas finir la course, je vais aller faire réparer ça, j’ai un ami qui a un garage. Du coup, ben je vous laisse la. Ca fera xxx euros« . Non seulement, le mufle me forçait à payer l’intégralité du montant au compteur (qui avait continué de tourner depuis l’accident), mais en plus, il me plantait là, au milieu de rien, à 3 heures du matin. J’avais 19 ans, on était sous une station aérienne de la ligne 6, dans un endroit désert, sans commerce, sans circulation… Il m’a bien évidemment été très difficile de trouver un autre Taxi pour poursuivre ma route, mais j’ai cela dit eu la chance de ne pas me faire agresser sur la voie publique.

Plus récemment, j’ai eu affaire à de nombreux chauffeurs roublards : avides d’argent, au point d’arnaquer leurs passagers. Et pas à moitié ! Pour n’en citer que quelques uns, je pourrais notamment signaler ce charmant Taxi qui, en 2011, s’est présenté à moi 15 minutes après que je l’ai appelé avec 25 euros au compteur ! Il conduisait un van Mercedes de couleur rouge. J’ai refusé de monter avec 25 euros à payer pour n’avoir fait aucun kilomètre, il m’a insultée copieusement avant de s’en aller…

Démasqué par l’application des Taxis Bleus, il devient agressif

Une autre fois, en 2013, avec mon conjoint, nous avions téléchargé la toute nouvelle application des Taxis Bleus. Celle-ci, nouveauté absolue, permettait de suivre la voiture sur l’écran de son smartphone (comme le fait Uber aujourd’hui). Nous avons appelé un Taxi, qui n’était qu’à 500 mètres de chez nous. Il est arrivé 10 minutes plus tard, avec 15 euros au compteur. Seulement, sur l’application, on l’avait vu faire le tour de 2 pâtés d’immeubles avant d’arriver, au lieu d’emprunter la rue en ligne droite qui le séparait de notre logement. On le lui a bien sûr signalé en s’installant, en lui demandant de remettre son compteur à zéro, par honnêteté. Le bougre s’est mit à vociférer qu’on n’était que des « salopards » qui « ne veulent pas payer« , avant d’essayer de me mettre une gifle ! Il a alors menacé de nous faire descendre de son carrosse par la force, ce dont nous ne lui avons pas laissé l’occasion, en descendant immédiatement. Nous avons signalé son comportement à son employeur qui nous a indiqué qu’une sanction serait appliquée. Cela a-t-il été réellement le cas ? Aucune idée…

J’ai aussi le souvenir d’une autre nuit où, devant rentrer en banlieue, je n’ai trouvé aucun Taxi acceptant de me prendre. « Non, je ne vais pas par là » ; « ce n’est pas sur mon chemin » ; « je ne vais pas dans le 94 » ; etc., font partie des réponses que j’ai obtenues. Après plus d’une heure à chercher un transport, j’ai commencé à me sentir mal (fatigue, pas de repas du soir…). Mais les réponses sont restées les mêmes : face à une jeune femme au bord du malaise, seule, au beau milieu de la nuit, sur la voie publique, et pas alcoolisée pour un sou (je ne bois pas d’alcool), je me suis encore heurtée à des refus. J’ai fini par m’allonger en plein milieu de la chaussée pour forcer un Taxi à s’arrêter. Sans ça, j’y serais peut être encore aujourd’hui…

La dernière arnaque d’un Taxi m’a poussée à essayer Uber

taxi002Malgré tous ces soucis, j’ai continué à prendre des taxis lorsque nécessaire, mais toujours la boule au ventre par crainte d’un refus, ou pire. La dernière fois que j’ai pris un Taxi, c’était l’année dernière. Je devais me rendre chez mon avocate et j’étais très en retard. Ce fut l’apothéose : le chauffeur m’a indiqué que la circulation était très encombrée, et qu’il allait couper par des petites rues. Soit. Je n’ai pas fait attention, car je répondais à des mails sur mon smartphone. Mais 25 minutes plus tard, en levant les yeux, je me suis aperçue que nous venions d’arriver… dans une rue située à 5 minutes de chez moi ! Et le compteur indiquait, lui, déjà 25 euros ! J’ai immédiatement dit au conducteur que je n’appréciais pas de m’être faite « balader » ainsi, et que j’exigeais un geste commercial lorsque l’on serait arrivés. Ca l’a rendu fou ! Sans prévenir, il a verrouillé toutes les portières et s’est arrêté en plein milieu d’un rond-point. « Vous ne voulez pas payer, hein ? Vous allez voir. Je vais vous forcer, moi…« , qu’il m’a dit, menaçant. Et le compteur continuait de tourner… Au bout de 5 minutes pendant lesquelles j’avais littéralement l’impression de parler à un mur, il a redémarré, m’indiquant qu’il se dirigeait vers le commissariat le plus proche où il déclarerait que j’avais « tenté de descendre sans payer » et qu’ainsi je « raterais mon rendez-vous » et que « j’aurais des problèmes« . Le monde à l’envers ! Finalement, voyant qu’il ne m’impressionnait pas, il a fini par me dire qu’il allait me conduire à destination et qu’il me ferait une réduction sur le montant final de la course. Arrivé à destination, il n’a accepté que d’apporter une réduction de 6 €… Voilà un bel exemple de racket ! J’ai noté le numéro de sa plaque d’immatriculation, mais, prise par un quotidien très chargé, j’ai finalement oublié d’en faire quelque chose, ce que je regrette aujourd’hui.

Toujours est-il que suite à cette énième mésaventure, j’ai entendu parler d’Uber. J’ai essayé… J’ai adoré ! Chaleur humaine, trajet transparent puisque suivi par GPS, bonbons et bouteilles d’eau offerts, et tout ça, à un tarif inférieur à celui d’un Taxi. Le rêve en somme !

Tout irait mieux si les Taxis se remettaient en cause

taxi003Depuis, je n’utilise plus que Uber, et je n’ai jamais eu à m’en plaindre. La qualité de service est toujours au rendez-vous. Ce sont des personnes qui veulent travailler, et qui respectent leurs clients. Pas comme les taxis, qui montrent d’ailleurs ces derniers jours à quel point ils ne respectent personne, en agressant les chauffeurs Uber, mais aussi leurs passagers (voir le parpaing jeté sur un bébé) et en brulant des voitures ! Ces « artisans » se comportent comme des terroristes ! Ils ne veulent pas changer d’un iota, et font valoir ce qu’ils pensent être leur dû par la force ! Et le pire, c’est que le Gouvernement les écoute et semble leur donner raison puisqu’un médiateur va leur être octroyé. Notons bien d’ailleurs que si des militants écologistes ou anti-corrida manifestaient de la même façon, ils auraient droit à de la prison ferme, et certainement pas à un médiateur !

Si les Taxis acceptaient de se remettre un peu en cause, la situation pourrait évoluer. Ils pourraient s’allier à Uber (comme l’ont fait les taxis new yorkais), ils pourraient aussi arrêter de faire payer leur trajet jusqu’au client, pour ne faire démarrer leur compteur -comme le font les taxis dans la majorité des villes européennes- que lorsque ce dernier s’installe sur leur banquette arrière. Ils pourraient repenser leur système de licence, apprendre la politesse, et cesser de s’arranger pour toujours donner lieu au trajet le plus cher possible. Pas étonnant qu’Uber rencontre un tel succès, face à des « professionnels » qui se retrouvent, au final, à être bien moins agréables et performants que des « amateurs » !

Les Taxis se font payer au « black », pas Uber

En outre, les chauffeurs de taxis ne cessent d’affirmer que leurs homologues d’Uber se font payer « au noir« . C’est totalement faux : toutes les transactions se font par carte bleue et sont enregistrées par l’application, à l’inverse des nombreuses courses que les Taxis se font régler en espèces sans les déclarer (parce que le client a choisi ce mode de paiement, ou parce que le chauffeur refuse de prendre la carte bancaire…).

Les facteurs n’ont pas lapidé ceux qui envoyaient des e-mails

Pour ma part, j’espère sincèrement que le Gouvernement ne cédera pas à la tyrannie des Taxis, qui mettent à feu et à sang les routes de France. Est-ce que les facteurs ont lapidé les français lors de l’apparition des e-mails ? Est-ce que mon conseilleur Bouygues Telecom m’a frappée et a brûlé mon téléphone lorsque je suis passée chez Free Mobile ? NON. Dans ces secteurs qui se sont fortement transformés, les protagonistes historiques se sont adaptés. Parfois, dans la douleur, mais ils ont fait cet effort, sans prendre la nation en otage ! Ce qui se passe actuellement est révoltant. Aussi, même si Uber devait disparaître de notre belle capitale, jamais, ô grand jamais, je ne me réinstallerais dans un Taxi. Et j’espère que de nombreux citoyens descendront dans la rue pour défendre Uber qui, ne l’oublions pas, permet à de nombreuses personnes de travailler, et de vivre !

Orianne VATIN
Rédactrice-en-Chef de Planète Animaux

Crédits photos : DR

Note : Une fois n’est pas coutume, et c’est exceptionnel, nous publions un article qui n’est pas en rapport avec les animaux. Mais cette tribune avait été soumise par nos soins à un grand quotidien national avec lequel nous avons déjà plusieurs fois collaboré, et qui a décidé de la censurer. Nous trouvions important de la diffuser néanmoins et l’avons donc publiée sur notre propre plateforme. En outre, c’est un véritable parcours du combattant pour trouver un Taxi acceptant d’embarquer un chien. Le sujet des animaux est donc présent en filigrane.

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un commentaire

  1. Oui, les chauffeurs devraient aussi se remettre en question. Leur service laisse souvent à désirer et dans l’ensemble, ils ne sont pas aimables. D’autres peuvent se montrer insistants. Et si vous êtes accompagné d’un chien de taille moyenne ou grande, ils ne vous prennent pas dans leur véhicule. Alors qu’ils ne s’étonnent pas. UBER a compris qu’il y avait un marché à prendre !

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