samedi 25 mars 2017
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Les anti-corrida violemment critiqués au deuxième jour du procès de Rodilhan

rodi2bCe vendredi 15 janvier 2016, s’est tenue devant le Tribunal Correctionnel de Nîmes la deuxième journée d’audience du procès dit « de Rodilhan ». Majoritairement consacrée aux plaidoiries des avocats des aficionados, elle a été le théâtre de vives critiques envers les anti-corrida.

9h00 : C’est Maître Laïck, l’avocat de Serge Reder (le maire de Rodilhan), qui a la primeur de s’exprimer ce matin. De façon très enlevée et théâtrale, parlant fort et faisant de grands gestes, il dit ressentir un « grand malaise ». Il se plaint de nombreuses choses : du fait que les militants n’aient pas été poursuivis pour leur participation à une action illégale ni pour avoir introduit « des armes par destination » dans les arènes (fumigènes, chaînes) ; de l’absence « troublante » de Jean-Pierre Garrigues « qui gêne le débat » (alors que le Président du CRAC Europe est très malade et a des raisons réelles et sérieuses de ne pas être là) ; des amalgames « les prévenus = bourreaux sanguinaires » qui le « bouleversent ». Il critique également la vidéo des faits visionnée la veille : « il y avait 6 caméramans soit un total de 2 heures d’images qui ont été condensées en un montage de 15 minutes à charge pour les prévenus » par Jérôme Lescure, tempête-t-il. Il indique ensuite qu’on ne fait pas le procès de la corrida, mais qu’on défend une « liberté de pratiquer une pratique légale » et poursuit : « ce qui me gêne, c’est l’irrespect de l’opinion de l’autre, tout peut se dire et se contredire dans le respect ». Et d’accuser un « malaise social » : « aujourd’hui les gens, au lieu de débattre, s’affrontent physiquement ». Enfin, réprouvant un « militantisme extrême », il accuse les anti-corrida de « non assistance à personne en danger » : « ceux qui filmaient ne sont pas allés porter secours à leurs camarades », alors que c’était « le devoir de chacun d’intervenir ».

« Les victimes n’ont pas le monopole de la sincérité »

Il s’en prend ensuite aux victimes qui « recherchaient l’affrontement » et défend la mise en cause individuelle des prévenus en lieu et de place des « violences en réunion ». Pour la défense de Serge Reder, Maître Laïck explique que Rodilhan « subit des attaques incessantes consternantes de méchanceté » depuis les faits. Et de lire des courriels reçus par l’élu, pour appuyer ses propos : « votre ville, qu’elle crève » ; des comparaisons avec Adolf Hitler ; « sans la tauromachie le « connard de Rodilhan » pourrait disparaître (…) à la maternité quand un couple de rodilhanais a un enfant, on ne leur dit pas c’est une fille ou un garçon, on leur dit c’est un connard ». Des lectures qui énervent certains prévenus, qui se tournent vers les victimes en leur invectivant « ça vous fait rire ?! ». Enfin, enfonçant le clou de l’indifférence envers la souffrance animale, il déclare : « Je ne vais pas critiquer les combats de coq moi, chacun vit sa passion en fonction des lois » et indique que la commune de Rodilhan se constitue partie civile pour avoir « subit des assauts » et demande des dommages et intérêts à hauteur de 7000 €.

« Le poids des mots, le choc des photos »

9h43 : Le prétoire est désormais investi par Maître Durand, qui représente l’ONCT (Office National des Cultures Taurines). Pour lui, « le poids des mots, le choc des photos est la stratégie de communication du CRAC ». L’ensemble de l’affaire n’est pour lui qu’un « dossier de banales violences », et la manifestation de Rodilhan une « opération commando militairement préparée » dont Jean-Pierre Garrigues était le « chef d’orchestre ». Jean-Pierre Garrigues, dont il dit qu’il est passé « du statut de militant à celui de délinquant » qui « radicalise le CRAC en se rapprochant de la PETA ce qui est une preuve de radicalisation ».

Le procès de l’enchaînement des libertés

rodi2dDénonçant les « pirouettes » de Maître Phung (l’avocat du CRAC), maître Durand fait la chronologie des différentes actions des anti-corrida depuis 2008 et demande au Président du Tribunal de prononcer des sanctions envers Jean-Pierre Garrigues « car il est capable de recommencer ». Il demande également à ce que la constitution de l’ONCT comme partie civile soit approuvée. Pour lui, ce procès est « le procès de l’enchaînement des libertés ».

10h00 : Le Procureur de la République Alexandre Rossi prend alors longuement la parole. Se montrant très ferme, il reproche aux prévenus de « minimiser leurs actes » et de ne pas être sincères lorsqu’ils expriment leurs regrets. Pour lui les violences sont incontestables. Il dit avoir « été frappé par les expressions de douleur et de souffrance sur les visages des victimes sur les vidéos » des faits. Fermement, il condamne le comportement des aficionados (« ces individus se sont investis d’une mission, veulent-ils mettre les CRS au chômage ? »), de la « lacheté » (violences au sol, de dos, etc.) et une « intention de faire mal manifeste » (« donner des coups de pieds dans la tête à plusieurs ça va faciliter l’évacuation de la personne, oui, mais en civière », ironise-t-il). « Brandir le soutien-gorge d’une victime au milieu de la foule n’a aucun rapport avec l’évacuation des militants », note-t-il également. Pour lui, rien ne justifie la commission de violences. « La provocation n’enlève pas les infractions, on ne peut pas répondre à une insulte par des coups » (des propos que semble approuver Maître Phung).

Des faits hiérarchisés

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Maître Laïck

Il se prononce en revanche en défaveur de l’extension de la notion de violences « en réunion » car il n’y a « aucun rapport » entre les faits commis avec la lance à incendie, l’exhibition d’un soutien-gorge ou le vol d’un sac à main. Il est « trop facile de tout englober dans la réunion ». Il pointe néanmoins une incohérence dans les positions de la défense : « on ne peut pas justifier des violences par l’effet de foule et nier la réunion ». L’effet de foule a permis de bénéficier « d’anonymat » et à certains de « profiter de l’événement pour libérer leur violence ». Le procureur reprend ensuite les éléments de défense des prévenus un par un et en conteste certains. Untel « n’a pas réagit à des insultes puisqu’il a directement frappé sa victime en arrivant par derrière, sa victime n’a pas pu le voir arriver et n’a donc pas pu l’insulter » ; « on n’éteint pas des fumigènes en visant la tête d’individus » ; « il s’agit de réactions disproportionnées et ultra violentes » ; etc. Tout au long de son allocution, Maître Para (qui représente 7 prévenus) prend frénétiquement des notes.

Des larmes de crocodile ?

Le procureur met en doute la sincérité des excuses des agresseurs par la « volonté de détruire les caméras et d’effacer les preuves », et cite un prévenu qui a déclaré : « on ne va pas nous empêcher de mettre des baffes à ceux qui nous insultent ». Il réfute également l’argument du « piège », disant que l’on est aujourd’hui dans une société médiatique où « tout le monde peut filmer avec son portable », et que « faire un film n’était évidemment pas le 1er but recherché ». Enfin, il signale : « hier et aujourd’hui, un rassemblement du CRAC s’est déroulé devant le Palais de Justice, sans aucune agressivité ».

15 mois de prison maximum

11h14 : Le procureur énonce ses réquisitions. Il explique avoir pris en compte les « vies fracassées » des victimes et la hiérarchisation des faits. Il requiert :

rodi2gJean-Pierre Garrigues : 2 mois de prison avec sursis + 2000 € d’amende
Roger S. : 15 mois de prison dont 9 avec sursis + 1500 € d’amende
Didier D. : 12 mois de prison dont 9 avec sursis + 1500 € d’amende
Gérard A. : 10 mois de prison avec sursis + 1000 € d’amende
Jacques L. : 8 mois de prison avec sursis + 1000 € d’amende
Gérard F. : 6 mois de prison avec sursis + 1000 € d’amende
Régis P. : 6 mois de prison avec sursis + 1000 € d’amende
Joel G. : 8 mois de prison avec sursis + 1000 € d’amende
Patrick L. : 2 mois de prison avec sursis + 800 € d’amende
Marc J. : 2 mois de prison avec sursis + 800 € d’amende
Christophe A. : 2 mois de prison avec sursis + 600 € d’amende
Christophe C. : 1000 € d’amende
Corentin C. : 400 € d’amende
Christophe L. : 500 € d’amende
Serge Reder : 1000 € d’amende

« Mon mari, c’est un sanguin »

11h30 : L’audience est suspendue quelques instants. L’occasion pour nous d’échanger quelques mots avec l’un des prévenus. Nous lui demandons si, pour lui, la mise à mort du taureau est un grand moment de plaisir où si il pourrait s’en passer. « La mise à mort n’est pas importante pour moi, le plus beau, c’est le combat. La corrida sans mise à mort, moi ça m’irait, je suis ravi quand un toro est gracié, mais c’est impossible et cela n’arrivera jamais, car beaucoup d’aficionados y tiennent », nous répond-t-il.

11h40 : Nous passons à côté de la femme de l’un des prévenus qui raconte à une autre dame : « mon mari il est comme ça, il est sanguin ».

La provocation, c’est agiter un chiffon rouge

11h40 : Une avocate des parties civiles prends la parole pour répondre à certaines accusations. « La provocation, c’est agiter un chiffon rouge devant un taureau », dit-elle, avant de questionner la demande de constitution en tant que partie civile de l’ONCT qu’elle ne trouve pas justifiée. Quant aux 7000 € de dommages et intérêts demandés par la commune de Rodilhan, ils sont justifiés « en montrant des courriels personnels reçus par Serge Reder » qui ne sont pas signés par le CRAC ou par Jean-Pierre Garrigues. « Le courage, c’est d’aller affronter des animaux, d’attaquer par derrière et de frapper des femmes ; ou bien est-ce de se présenter devant vous en reconnaissant avoir organisé une manifestation et en disant j’assume ? », déclare-t-elle à l’intention du Président.

Serge Reder, un « type bien »

rodi2c11h51 : Maître Laïck reprend la barre, pour défendre Serge Reder d’une façon encore plus théâtrale que précédemment, criant très fort, martelant la table du poing… « Dire qu’on ose jouer le jeu de la transparence, c’est trop facile ! ». Il nie à nouveau que le maire de Rodilhan ait perpétré des violences, excusant certains comportements par « une situation de stress qui abolit le discernement ». « Si mettre quelqu’un en sécurité est constitutif d’une violence, alors je ne comprends rien », s’agace-t-il. Il demande une sanction contre Jean-Pierre Garrigues pour « que chacun prenne conscience qu’il ne faut pas délibérément provoquer en sachant qu’il y a des risques ». Puis, à propos du maire de Rodilhan, il prend une approche personnelle : « Serge Reder est honorable, c’est un type bien que je côtoie depuis 25 ans, c’est également un sportif de haut niveau et modeste, qui ne peut pas se lâcher comme ça dans de la violence, il a l’éthique du sport ». Maître Laïck demande l’abandon de la circonstance aggravante de « réunion » et même la relaxe pure et simple de son client.

12h22 : Les plaidoiries de la défense continuent avec celle de Maître Durand qui défend ses 2 clients en demandant notamment la requalification des faits reprochés à l’un d’entre eux en violences « involontaires ».

L’extrême droite « soutien actif du CRAC Europe »

rodi2f12h44 : Maître Gaziello, qui représente plusieurs prévenus, se lève. Dans un discours très vindicatif, qu’on pourrait même qualifier de venimeux, elle attaque violemment les victimes. « Les militants sont dépeints comme des héros pacifistes intervenus de manière dévote, pour moi la thèse des brebis pacifiques aura du mal à tenir ». Elle critique leur « capacité organisationnelle » et le fait que certains « brillent par leur absence » ce jour. Elle reproche à l’une des victimes d’avoir « posé nue dans une baignoire remplie de sang pour dénoncer la fourrure ». Elle s’en prends ensuite au porte-parole de la Fondation Bardot, Christophe Marie, qui était lui aussi enchaîné dans l’arène. « Christophe Marie a obtenu 4 jours d’ITT et porté plainte, mais il n’est pas là et ne s’est pas constitué partie civile. Si on se renseigne sur lui, on constate qu’il donne régulièrement des interviews dans la presse d’extrême droite et qu’il affiche une proximité avec le bloc identitaire ». Autre militante visée par ce type d’attaques, Nathalie Krier. « Elle a porté plainte, mais a à son actif plusieurs défilés en compagnie de membres de 3ème Voie. Elle pose avec le meurtrier de Clément Méric comme elle pose avec les membres du CRAC ». C’est là pour elle une preuve « des moyens et renforts dont a pu bénéficier Monsieur Garrigues ».

Ne pas ternir l’image de pauvres victimes

Les événements de Rodilhan sont pour elle un « piège tendu par des professionnels de l’image, de l’agitation politique et des actions médiatiques ». L’absence des personnes citées précédemment serait « organisée pour ne pas faire tache et ne pas ternir l’image de pauvres victimes ». Mais, assure-t-elle, les aficionados ont bien compris désormais qu’ils « doivent se tenir ». A noter que tout au long de la plaidoirie de Maître Gaziello, son confrère Maître Para jubilait et n’a cessé d’échanger rires, regards complices et même de nombreux SMS avec mon voisin de droite, le journaliste du quotidien La Provence.

Des victimes « pas crédibles »

13h01 : Maître Ferri prend la parole à son tour. Ce qui lui déplait le plus, c’est le jugement de ses clients « pour ce qu’ils sont et pas ce qu’ils ont fait ». « Vous les jugez sur 15 minutes de leur vie ». Il conteste la circonstance de « réunion », demande que le vol d’une caméra soit requalifié en « destruction de matériel », et défend ses clients un par un. « Ce ne sont pas des voyous, ils étaient venus voir un spectacle en famille. J’en ai vu avec les larmes aux yeux suite à vos interrogatoires. Il y des relations familiales brisées à cause de cette affaire », dit-il, avant de qualifier les accusations de « délires » émanant de « certaines victimes pas crédibles ». « Si on ne voit rien sur la vidéo, il faut relaxer, car alors ça ne s’est pas passé », demande-t-il.

« Aviez-vous pris du CRAC ? »

rodi2e13h25 : La parole est désormais à Maître Para, avocat notoire dans le monde de la tauromachie, et qui représente aujourd’hui 7 prévenus. « Je suis habitué à plaider contre le CRAC mais c’est la première fois que je le fais en défense et que j’ai à me justifier alors qu’on m’agresse tout le temps », dit-il en guise de préambule. A son sens, les faits jugés ce jour ne méritent pas un tel procès et auraient du être jugés « en 3 minutes, comme des excès de vitesse ». Il décrit ses clients comme des « bons pères de famille » et des « retraités paisibles ». Il se tourne alors vers les prévenus et ironise : « Que vous est-il arrivé ? Etiez-vous sous hypnose, aviez-vous pris du CRAC ? ». Il affirme que tous ont un casier judiciaire vierge (« 18 personnes au casier judiciaire vierge ») alors que les débats d’hier ont montré le contraire puisque certains ont déjà été condamnés.

Toujours dans l’ironie, il indique que le CRAC aurait du se renommer le CRI, Comité Radicalement Inconnu, et que les événements de Rodilhan sont le « coup médiatique fondateur » de la notoriété de l’association. « Je ne crois pas qu’on soit venu empêcher le massacre de veaux ce jour là, on est venu avec des professionnels de la castagne et de la provocation pour un seul résultat : être là aujourd’hui », dit-il pour dénoncer une « opération savamment orchestrée » avec des techniques, comme l’emploi de téléphones jetables, qu’il sous-entend similaires à celles utilisées par les terroristes.

Rodilhan, « opération publicitaire » a rentabiliser

rodi2hIl affirme que Jérôme Lescure est un menteur (il « accuse ceux qui ont frappé tout le monde mais n’a pris aucun coup »), et trouve les réquisitions du procureur « injustifiées ». Pour lui la procédure a été biaisée, il sous-entend l’existence de faux certificats médicaux. « Pourquoi les manifestants ont-ils serré les dents en restant sous les feux des projecteurs ? Pour être ici aujourd’hui ». D’après lui, la manifestation de Rodilhan était une « opération publicitaire » pour le CRAC, opération couteuse qu’il convient « d’amortir », voilà pourquoi le CRAC tiendrait autant à voir les aficionados condamnés, pour renflouer ses caisses.

Il défend ensuite ses clients un par un. Concernant Gérard A., qui est accusé du vol d’un sac à main, il estime cela improbable et révèle que l’homme a découvert, 4 mois plus tard, une sacoche contenant 5600 € en liquide, et qu’il l’a rapportée au commissariat de Nîmes, sans s’y servir. Il conteste également la plainte d’une victime qui dit s’est être fait casser le pied pendant les violences sur la piste. Pour Maître Para, qui appuie ses propos sur les images des faits et une déclaration de Jean-Pierre Garrigues, cette personne s’est blessée en sautant sur la piste depuis les gradins, avant que la moindre violence ne soit commise.

Empêcher le CRAC de recommencer

rodi2xEn conclusion, il déclare : « Quatre ans après les faits, d’un côté on a les aficionados forts des enseignements de ce piège, par contre de l’autre côté on a des récidives : Rodilhan 2, Rodilhan 3, etc. L’infraction initiale n’a pas assez pesé dans la balance, elle a été crée pour créer de la violence. L’année suivante, le Préfet a envoyé 250 CRS pour contenir les anti-corrida. Il n’a pas demandé aux aficionados d’être gentils (…) Monsieur le Président, vous n’êtes pas là pour faire plaisir aux parties civiles. Ne donnez pas au CRAC l’impression qu’ils peuvent recommencer (…) Jugez les prévenus comme des hommes qui ont défendu leur liberté face à l’oppresseur ».

Verdict le 14 avril

14h40 : L’audience est levée. Le Président du Tribunal indique que l’affaire est mise en délibéré et que le verdict sera rendu le 14 avril 2016 à 14 heures.

14h50 : Roger Lahana, le vice-Président du CRAC Europe, donne ses impressions à Planète Animaux au sortir de la salle. « Pour nous, le plus important est que le jugement reflète ce qu’a dit le procureur : le fait que des gens qui ont commis des violences soient punis. Je suis confiant que le verdict aille dans cette direction, car le Président a semblé être dans cet état d’esprit pendant ces 2 jours. Les aficionados n’avaient pas à descendre sur la piste et a frapper les manifestants. C’est là le fond du dossier ».

15h15 : Dehors, le rassemblement de soutien aux victimes qui avait lieu devant le Palais de Justice prend fin. Roger Lahana rejoint la quarantaine de sympathisants qui l’y attendaient, et se place en hauteur pour entamer un discours résumant les débats et exprimant son ressenti sur le déroulement du procès.

Pour retrouver notre compte-rendu complet de la première journée d’audiences, cliquez ici.

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2 commentaires

  1. Soulignons le courage de tous ces militants anti-corrida pour ce qu’ils ont vécu ce jour-là, ces années passées à attendre ce procès et ce qu’ils ont dû encore vivre lors de ces deux journées, à tout ce qu’ils ont enduré. Ces personnes viennent de faire reculer la tauromachie ! C’est excessif de se demander si les membres du CRAC ne sont pas radicalisés, de les assimiler à des terroristes. La peine pour Jean-Pierre Garrigues est de trop. A-t-on vraiment pris en compte la gravité des faits ? Des militants auraient pu y laisser leur vie et Monsieur Serge Reder ne fait honneur ni à sa commune, ni à son parti politique et l’éthique de quoi que ce soit il ne doit pas connaître ça c’est certain…! Les aficionados ne sont pas sanguins mais hyper violents et à l’esprit vindicatif. Si les aficionados étaient des êtres dotés d’un minimum d’intelligence, ils devraient se rendre compte à travers ce procès que le monde taurin et politique ne les a même pas aidés lors des audiences. Et pourtant nous étions à Nîmes, une première pour un procès de ce genre !

  2. bravo à ceux qui s’élèvent contre la violence et la torture BRAVO AU CRAC quelle honte que ce manque d’empathie pour le vivant
    Michèle Becker

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