samedi 25 mars 2017
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Régionales : des candidats animalistes sous l’étiquette d’EELV

regionales2015De base, la majorité des membres d’Europe Écologie Les Verts sont sensibles à la condition animale et défendent ardemment la cause de nos amies les bêtes. Certains candidats de ce parti, en lice pour les régionales, sont même des militants animalistes. Une information qui devrait intéresser les défenseurs des animaux qui ne savent pas encore quel bulletin glisser dans l’urne ce dimanche.

Récemment, EELV a annoncé la création de sa Commission dédiée à la Condition Animale, notamment parce que « la question de la condition animale fait partie des fondamentaux de l’écologie politique et de la non-violence » et que « le changement en cours de statut des animaux est incomplet et très fragile ». Cette Commission se compose de six pôles (Elevage ; Expérimentation animale ; Alimentation ; Animaux de divertissement ; Faune sauvage et Animaux dans la ville) par le biais desquels elle lutte aussi bien contre la vivisection que contre la corrida, la chasse ou l’exclusion des chiens des milieux urbains.

Les élus EELV qui en font partie (la Commission regroupe également des militants représentant des associations de protection animale ou appartenant à la société civile) peuvent ainsi agir pour les animaux dans un large spectre. Concrètement, ils étudient diverses problématiques et font ensuite diverses propositions dans la sphère politique le cas échéant.

Des mesures concrètes pour les animaux

Ces dernières semaines, la Commission Condition Animale était focalisée sur les élections régionales à venir, pour lesquelles elle a proposé un ensemble de mesures aux candidats régionaux d’EELV, dont vous pouvez retrouver les grandes lignes dans ce « Mémo de l’élu local écolo » mais aussi de façon plus concrète dans le programme d’Emmanuelle Cosse. Cette dernière est la secrétaire nationale du parti écologiste, mais également la tête de liste aux régionales en Ile-de-France. Comme l’ont montré ses précédentes prises de position, elle s’engage contre la chasse, la fourrure, les cirques, la ferme des 1000 vaches, etc… et soutient la végétalisation de l’alimentation (elle vient à ce propos de signer la charte de l’Association Végétarienne de France en faveur d’une « alternative végétarienne dans les établissements publics de restauration » – ce qu’a refusé de faire, par exemple, son adversaire Claude Bartolone-).

Emmanuelle Cosse estime que les animaux ont depuis trop longtemps été « exploités et instrumentalisés » par l’Homme, et veut faire du bien-être animal « une condition des politiques publiques », puisque « prendre soin des animaux, c’est prendre soin de notre humanité ». « Les animaux ne sont pas par nature à notre service. Leur vie leur appartient et doit être respectée en tant que telle », précise par ailleurs le « Mémo de l’élu local écolo », dont la portée est nationale.

Val-de-Marne : une candidate végane

Dans toute la France, de nombreux amis des animaux sont inscrits sur les listes EELV qui se présentent pour le scrutin des dimanche 6 et 13 décembre 2015. Citons ainsi Annie Lahmer (candidate EELV dans le Val-de-Marne et adjointe au maire du 2ème arrondissement de Paris) ; Cécile Prudhomme (tête de liste EELV en Franche-Comté) ; Françoise Coutant (tête de liste EELV Aquitaine Limousin Poitou-Charente) ; Sophie Bringuy (tête de liste EELV Pays-de-la-Loire) ; Sandrine Rousseau (tête de liste EELV Nord-Pas-de-Calais-Picardie) ; etc.

Dans le Val-de-Marne, la liste d’Europe Écologie Les Verts compte également Lucille Peget (militante animaliste et directrice de l’association écologiste La Nuit Avec Un Moustique). Celle qui se définit comme une « écolo-animaliste » se plait à citer les paroles qu’un militant avait prononcées lors de l’un de ses meetings : « Les écologistes doivent être animalistes et les animalistes doivent être écologistes ». Pour cette végane, la libération animale passera par les lois, et donc par les urnes. « EELV est le seul parti politique qui prend sérieusement en compte la question animale et l’inclut dans son programme », estime-t-elle, invitant les personnes non politisées mais soucieuses du bien-être animal à « ressortir leur carte d’électeur » et à faire le choix d’un bulletin de vote vert.

Les listes EELV d’Ile-de-France sont soutenues par la députée Laurence Abeille (que nous avions interviewée sur ses positions en faveur des animaux) et la créatrice Lolita Lempicka. Rendez-vous dimanche soir pour les résultats…

Crédit photo : visuel Politique & Animaux (retouché par Planète Animaux)

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3 commentaires

  1. Effectivement quand on défend la cause et le bien-être animal, il est important de voter, c’est un devoir et l’occasion de s’exprimer, mais il faut être hyper sélectif dans son choix. Trop de politiques se désintéressent complètement du monde animal, ne pensant qu’à leurs uniques intérêts et utilisant à des fins électorales nombre de personnes oeuvrant dans le sens de la maltraitance (chasseurs, pratiquants de l’Aîd-Khébir etc…). Il est aussi inacceptable de voir des toréros  »se glisser » sur des listes électorales !Il faut être vigilant et savoir pour qui on vote !

  2. Une exception : la liste EELV en Languedoc-Roussillon, avec M. ONESTA qui a pris parmi ses candidats une pro-corrida notoire, qui PARTICIPE aux corridas, qui édite des livres sur la corrida, qui a créé le PRIX HEMINGWAY décerné au cours de la féria de Nimes (nouvelles traitant de la corrida). !

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