samedi 25 mars 2017
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Vivisection : les grévistes de la faim reçus à la préfecture

greve-faim-strasbourg2015bisAprès 15 jours sans nourriture, les militants qui font depuis le 16 mai 2015 une grève de la faim à Strasbourg pour protester contre l’extension de la primaterie de Fort Foch (qui élève des primates en vue de les vendre aux laboratoires) ont enfin été reçus à la préfecture du Bas Rhin.

Après plusieurs demandes de rendez-vous avec le préfet (restées sans réponse), les grévistes de la faim ont enfin eu un retour de la préfecture jeudi 28 mai à 10h00 du matin, via un coup de téléphone qui les a réveillés pour leur annoncer qu’ils seraient reçus le lendemain, soit vendredi 29 mai 2015, par  le responsable de la Direction Départementale de la Protection des Populations du Bas-Rhin (ex-DDSV).

Un problème d’éthique

L’entrevue s’est déroulée de 13h00 à 16h00. « Le sous-préfet et un vétérinaire nous ont écoutés pendant 2 heures, les dialogues furent quelquefois vifs. Durant ces 2 heures on a tout sorti, non fiabilité de l’expérimentation animale, non conformité évidente des installations de Fort Foch, risque de pollution due aux déjections des animaux, opacité de la société commerciale Silabe, et bien sûr l’éthique », indique Christophe Leprêtre, Président d’Animavie et instigateur de cette grève de la faim. Plutôt déçu par la teneur du rendez-vous, il estime que ses interlocuteurs se sont montrés totalement insensibles au sort et à la souffrance des primates, ne se préoccupant que de considérations politiques et financières.

greve-faim-strasbourg2015« Le sous-préfet a maintenu à plusieurs reprises que le dossier de demande d’extension était conforme à la loi, et que suite à l’avis favorable d’une commission départementale et environnementale qui gère les animaux sauvages, le préfet a autorisé l’extension en rédigeant un arrêté qui serait impossible de contrecarrer désormais. Dans cette affaire, les arguments éthiques envers les animaux et scientifiques envers la santé humaine ne comptent absolument pas face à la juridiction, si inique et désuète soit-elle. (…) Ils m’ont vu éprouvé, parlant avec le coeur qu’ils n’ont pas, mais il n’y a rien à faire devant ces technocrates froids. Luc, président d’Animalsace et Eric Schultz adjoint au maire de Strasbourg ont redoublé aussi d’arguments concrets invalidant l’extension, mais nos interlocuteurs sont restés de marbre se retranchant toujours derrière la conformité du centre et l’arrêté du préfet. Nous avons requis une nouvelle commission de contrôle indépendante pour inspecter les installations, le personnel de Fort Foch et les manipulations avec les singes », raconte Christophe.

7 personnes actuellement en grève de la faim

De son côté, l’association Animavie précise que « la démarche doit être faite maintenant en plus haut lieu », et espère davantage de relais dans les médias pour donner plus de poids à l’action. Quant aux grévistes de la faim, ils ne comptent pas arrêter leur combat. « A plusieurs reprises, le sous-préfet m’a demandé d’arrêter ma grève. Notre action les embarrasse indubitablement et sa médiatisation ne fait que commencer. La primaterie ne doit pas doubler son nombre d’animaux pour les labos ! », affirme Christophe Leprêtre.

Ils sont désormais 7 à refuser de s’alimenter pour protester contre l’agrandissement de l’élevage de singes de Fort Foch : Chistophe Leprêtre et Pamela Bruna Khalo à Strasbourg (Jérémy Le Bouter, qui avait démarré en même temps que Christophe, a du s’arrêter il y a quelques jours pour raisons de santé) ; mais aussi Katia, Lily, Francisco, Morgane et Christine, depuis leurs domiciles en Bretagne, en Haute Saône, etc. Parmi eux, certains travaillent et sont donc mis à rude épreuve. Souhaitons leur d’être entendus.

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3 commentaires

  1. Qu’attend-on ? Que l’un des grévistes ait un problème important peut-être ? La vivisection doit disparaître, d’autant qu’il existe des méthodes alternatives. On ne sauve pas une espèce en enlevant la vie à des milliers d’autres et aucune vie n’est supérieure à la vie d’une autre espèce. Le sous-préfet et sa commission devraient aller rencontrer tous ces animaux détenus en captivité dans des laboratoires !

  2. Je travaille dans une préfecture, je côtoie chaque jour le préfet de ma région et son directeur de cabinet, et je peux vous assurer que le manque de cœur de ces gens fait réellement froid dans le dos. Racisme, misogynie, haine des pauvres, et inaptitude TOTALE à considérer des animaux comme des êtres sensibles, sont autant de preuves que ces gens-là sont bien les sbires sans âme de d’un gouvernement 100% politique et 0% humain, et qu’ils n’ont qu’une chose à l’esprit : ne pas faire de vague pour être sûr d’être recasé au prochain changement de poste.
    Je ne suis donc malheureusement pas surpris de la décision de ce préfet, mais je n’en reste pas moins réellement dégoûté.

  3. Merci Vegux pour ce commentaire qui en dit long sur certains, mais on n’est pas surpris, nous en avons de beaux exemples dans nos ministères !…les comportements de telles personnes peuvent en effet avoir de quoi faire peur..car il suffit simplement d’être hermétique et indifférent et c’est cela le plus gros problème…l’indifférence de certains qui considèrent tout ce qui est « dessous » eux comme du « bétail »…d’ailleurs c’est ce que veut dire le mot « capitalisme » (dont on ressent le principe, que ce soit les partis de droite ou de gauche actuels) qui vient du mot latin « caput », qui signifie « la tête », à l’origine la tête de bétail (le cheptel)…!!!

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