lundi 27 mars 2017
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31 ours comptés dans les Pyrénées, c’est plus qu’en 2013

Portrait d'Ours brun assis en été FranceLa population pyrénéenne d’ours, bien que fragile, a enregistré plus de naissances que de décès au cours de l’année écoulée, ce qui est encourageant.

Les quelques ours qui peuplent les Pyrénées (côtés français et espagnol confondus) sont étroitement surveillés. Naturalistes, ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) et associations de protection animale scrutent leurs moindres faits et gestes. Chaque année, un comptage est également organisé pour connaître le nombre d’individus.

En 2012, ce sont ainsi 22 ours qui avaient été « détectés » dans le massif montagneux (grâce à des appareils photo dissimulés dans la montagne ou des relevés de poils, d’excréments, etc.). Ils étaient 25 en 2013, et seraient désormais 31 si l’on en croit les chiffres du comptage de 2014 qui viennent d’être publiés. « C’est une belle croissance, qui confirme que l’ours et les Pyrénées sont parfaitement adaptés l’un à l’autre », s’est réjouit Alain Reynes, directeur du Pays de l’ours-Adet.

6 naissances enregistrées en 2014

L’association Ferus, qui commente ces chiffres, indique que les plantigrades ne seraient désormais plus que 29, suite aux décès de l’ours Balou (11 ans, probablement à cause de la foudre) et de l’oursonne Auberta, qui n’avait que 10 mois (morte d’une blessure après une opération visant à lui implanter dans l’abdomen un émetteur…). Parallèlement à ces tristes départs, 6 oursons ont vu le jour (trois portées de 2 oursons chacune).

Malgré tout la Ferus estime que du sang neuf serait nécessaire pour aider la population à se renforcer (ndlr : le dernier relâcher d’ours dans les Pyrénées a eu lieu en 2006, et le précédent en 1997). L’association s’inquiète à ce propos de la politique menée par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, qui s’est opposée l’année dernière au lâcher d’un nouvel ours dans les Pyrénées. L’association Pays de l’ours regrette, elle aussi, ce refus d’introduire d’autres individus pour la sauvegarde de l’espèce. « La consanguinité menace la population ursine », s’alarme-t-elle.

Espérons que le Gouvernement saura entendre leurs préoccupations, d’autant plus que les arguments opposés par la ministre Royal ne tiennent pas la route (elle dit vouloir protéger le pastoraliste, alors que les statistiques montrent qu’en 2014, les attaques d’ours n’ont représenté qu’1% de la mortalité dans les troupeaux).

Crédit photo : DR

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