lundi 27 mars 2017
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SOS ! 3 mois pour sauver les 110 animaux de la SPA du Béarn !

SPA_bearn4Le refuge SPA du Béarn (qui est indépendant et non-affilié à la SPA nationale) a de gros ennuis. Refusant farouchement de pratiquer la moindre euthanasie, il se retrouve submergé alors qu’il doit impérativement être vidé de tout pensionnaire d’ici 3 mois…

« Seuls, nous n’y arriverons pas », indique d’emblée la SPA du Béarn, dont le refuge surpeuplé et dans un état sanitaire préoccupant doit être vidé en urgence. « Quand nous sommes arrivés, il y a moins d’un an, nous avons « hérité » de chiens et de chats faméliques, malades, traumatisés et terrorisés par l’humain, qui vivaient dans des conditions d’insalubrité inadmissible. Nous avons relevé nos manches et entrepris de tous les remettre en état : bonnes et abondantes croquettes, soins, vaccinations, stérilisations et le plus dur mais aussi le plus touchant : la remise en confiance….et nous avons nettoyé, désinfecté, aménagé, rafistolé », indiquent ses gestionnaires, pour expliquer l’état catastrophique des installations telles qu’on les voit aujourd’hui.

Complet, le refuge ne peut plus recueillir d’animaux

Malgré de tels problèmes (qui causeront des blessures à de nombreux chiens – plaies, coussinets irrités à cause des inondations dans les boxes « à la moindre pluie », morsures de rats car les rongeurs ont « envahit » les lieux, etc.), le nombre de nouveaux arrivants ne faiblit pas, d’autant plus que le refuge (qui est implanté à Morlaàs, en périphérie de Pau) assurait la fonction de fourrière municipale, ce qui générerait 800 arrivées par année « à cause du zèle de la société de ramassage payée à l’animal capturé ». Aussi, début janvier 2015, la SPA du Béarn a décidé de ne plus servir de fourrière. « Dans ces conditions-là, continuer la fourrière, c’était se perdre dans une spirale sans fin, sans espoir d’améliorations, sans éthique. Nous n’étions pas là pour les voir souffrir mais pour les aider et leur donner une seconde chance. Nous n’avons pas eu le choix », notent ses responsables dans un communiqué.

Face à cette démission, la mairie de Pau a accusé l’association de « ne plus respecter sa mission d’accueil des animaux ». « La société en charge du ramassage la SAGPA se retrouve obligée de conduire les bêtes dans d’autres refuges plus lointains, voire même de les emmener jusqu’à Toulouse », indiquent nos confrères de France Bleu.

Besoin de locaux et d’adoptions

SPA_bearn5Mais, pour pouvoir reprendre cette activité, il faudrait d’abord que le refuge soit rénové. Des travaux qui impliquent qu’il n’y ait plus d’animaux sur les lieux, car les structures existantes vont être démolies puis reconstruites suite à une décision de François Bayrou, le maire de Pau. « Nous refusons et refuserons systématiquement l’euthanasie « pour faire de la place » des animaux qui sont sous notre responsabilité », indique néanmoins l’équipe du refuge, qui n’entend pas vider les boxes à l’aide de seringues. La SPA du Béarn lance donc deux appels : l’un pour un prêt de bâtiment ou de local « qui permettrait de reloger les animaux qui ne seraient pas adoptés à la fin du délai accordé, au moins provisoirement » ; le second pour des adoptions afin que chacun des 110 animaux restant au refuge puisse trouver une famille avant le 30 juin. « Nous disposons d’un délai d’environ 3 mois, avant que notre refuge ne soit détruit, pour réduire considérablement l’effectif de nos animaux par le biais de très nombreuses adoptions. Et pour cela nous avons besoin de vous ! », lance l’association qui dispose désormais d’un groupe de soutien sur les réseaux sociaux.

« Le refuge ne pratique aucune euthanasie et aucun des animaux non adoptés le 30 juin ne sera euthanasié », promet-il en outre. Une fois les travaux effectués, la SPA pourra reprendre son activité de fourrière, et elle semble en avoir besoin, d’après France Bleu qui affirme que « la SPA de Pau affiche un déficit de près de 100.000 euros et risque de mettre la clé sous la porte si elle ne relance pas son activité fourrière. La seule véritable rentrée d’argent de l’association ».

Crédit photos : Sud Ouest 

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4 commentaires

  1. Souhaitons très sincèrement que Monsieur Bayrou, Maire de Pau trouve une solution et aide ce refuge qui en a besoin. Il devrait comprendre la détresse du personnel et des animaux, lui qui possède et élève des chevaux.

  2. pourquoi ne pas faire un appel au secours sur les sites de clicanimaux ou autre ? je pense qu’il y a encore beaucoup de personnes avec un coeur gros comme ça !!!

  3. bonjour, jai vu que vous avez des problemes pour faire adopter vos toutous, Je ne peux en prendre un a l’adoption ( car j’en ai deja adopter deux) mais je me propose benevolement d’etre famille d’accueil le temps des travaux.

  4. Excellente idée de dervaux : la mobilisation online est toujours très rapide! Si vous créez une page, prévenez-vous! :)

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