lundi 27 mars 2017
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Attention : des crèmes cosmétiques contiennent du REQUIN !

bloom_squalaneL’association française de protection des océans BLOOM vient de faire des révélations alarmantes : selon elle, de nombreuses crèmes de beauté contiennent du requin dans leur composition. Pourtant, de nombreuses espèces de squales sont protégées. Face à un étiquetage qui n’est pas toujours clair, BLOOM veut alerter le consommateur.

BLOOM s’était déjà penché sur la question en 2012, en publiant les résultats d’une étude qui démontrait que l’industrie cosmétique utilisait abondamment le « squalane » de requin (huile de foie de requin) dans ses produits, alors que des alternatives végétales existent. « Nous avions alors prévenu les marques que nous les testerions d’ici deux ans afin de savoir si elles avaient éliminé le squalane animal de leurs lignes de production », explique Claire Nouvian, fondatrice de l’association BLOOM.

Test positif pour 62 crèmes sur 72

Parole tenue, l’organisation vient de tester 72 crèmes hydratantes pour la peau (issues du monde entier) qui portaient la mention « squalane » dans leur composition (sans qu’il ne soit détaillé si celui-ci était animal ou végétal). « Les résultats sont formels pour 62 de ces crèmes : une sur cinq contient du squalane de requin ! », indique BLOOM dans un communiqué.

Cependant, le taux d’emploi de cette substance diffère d’un continent à un autre. « Alors qu’en Asie, plus d’un produit testé sur deux contient encore du squalane de requin, la plupart des crèmes occidentales, elles, n’en contiennent plus », note Claire Nouvian, montrant bien que la tendance qui vise à substituer le squalane animal par du squalane végétal a le vent en poupe. « En Europe, trois marques sur les 32 testées utilisent du squalane de requin : IOMA, Méthode Swissbeauty care et Topicrem. Aux États-Unis, un échantillon sur les 14 analysés présente du squalane animal dans sa composition (marque Bliss). En Asie enfin, c’est plus de la moitié des crèmes testées (8 sur 15) qui en contient ! Certaines de ces marques se livrent même à de la publicité mensongère : Méthode Swiss beauty care affirme, par exemple, que « tous [leurs] produits proviennent de la richesse des ressources naturelles des Alpes Suisses » alors que leur crème contient du squalane de requin, ne provenant vraisemblablement pas des Alpes Suisses ! », détaille le communiqué.

Consommateur : comment s’y retrouver ?

« Soit les marques achètent du squalane animal, moins cher que le squalane végétal, pour réaliser une marge plus importante, soit elles sont trompées par leurs fournisseurs qui leur vendent du squalane mélangé en le faisant passer pour du squalane végétal pur », estime Laure Ducos, principale auteure de l’étude. Quant au consommateur, pas facile pour lui de s’y retrouver : « certaines (marques) vont jusqu’à faire éco-certifier une partie de leurs ingrédients mais utilisent en même temps du squalane de requin ; d’autres n’affichent aucun signe de démarche environnementale responsable et n’utilisent pourtant que du squalane d’olive ». Et, si les produits les plus chers semblent plus éthiques, difficile de différencier les autres : « Les marques les plus chères (au-delà de 110 €/50 ml) testées par BLOOM ne contiennent pas desqualane animal et les marques les moins chères utilisent du squalane animal et/ou végétal : aucun lien ne peut être fait entre le coût des marques « bon marché » et la présence ou non de squalane animal ».

Voilà pourquoi BLOOM aimerait que l’affichage et l’étiquetage de l’origine du squalane utilisé soit rendu obligatoire ; mais également que la production et l’utilisation du squalane animal soient interdites au niveau européen. « On estime à trois millions le nombre de requins tués chaque année pour répondre spécifiquement à la demande internationale en squalane. Pour certains d’entre eux c’est près de 95% de la population qui a été décimée. En supprimant ces grands prédateurs, c’est toute la chaîne alimentaire marine que l’on déséquilibre », s’inquiète Claire Nouvian.

La nouvelle étude de BLOOM peut-être consultée ici en intégralité.

 

 

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un commentaire

  1. Des marques à boycotter ainsi que toutes celles qui testent sur les animaux ! Nous voulons des produits sains et naturels mais pas de souffrance animale !

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