lundi 27 mars 2017
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Pyrénées : 300 euros d’amende pour avoir tué des dizaines d’animaux…

perpignan_tribunalEncore une fois, la justice française a prononcé une peine dérisoire envers un tortionnaire d’animaux, pour des faits gravissimes qui se sont déroulés dans les Pyrénées Orientales.

L’homme, qui était en train de prendre des mesures pour devenir éleveur de chiens, a été jugé la semaine dernière par le tribunal correctionnel de Perpignan. Ses nombreuses maltraitances envers des animaux ont été découvertes fortuitement fin novembre 2014, alors que des pluies diluviennes ont causé d’importantes inondations sur Saint-Hippolyte, sa commune de résidence. Face à l’importance des dégâts, le maire a demandé à ses équipes de faire le tour du village afin de vérifier que personne n’était en danger.

C’est en s’exécutant que des agents municipaux ont découvert 8 chiens de race Cane Corso au bord de la noyade sur une propriété. Les pauvres se débattaient dans 60 cm d’eau. En s’occupant d’eux, les sauveteurs constatent que leurs côtes sont apparentes et qu’ils sont probablement mal nourris. Explorant l’endroit, ils découvrent plus loin des cadavres de poules qui flottent dans un enclos où se trouvent également deux ânes, deux moutons et une chèvre, tous en « piteux état », indique Midi Libre.

Des squelettes de chiens

Plus loin, des casiers contiennent des cadavres de lapins en décomposition. Mais le pire est encore à venir… Lorsque le niveau de l’eau redescend enfin quelques jours plus tard, « des crânes de chiens et des squelettes prouvant que d’autres animaux étaient morts sur ce même terrain » apparaissent… En outre, la chèvre découverte sur place devra être euthanasiée car elle présentait une plaie béante à la gorge, causée, selon la presse locale, par une morsure de chien.

Immédiatement, le maire a prévenu la gendarmerie la plus proche, qui a ouvert une enquête. Les chiens ont, quant à eux, été saisis et hébergés par la SPA de Perpignan. L’association s’est portée partie civile dans une plainte pour « sévices graves ou actes de cruauté » et « mauvais traitements » infligés à des animaux.

Prison avec sursis

Au cours de l’audience, l’accusé à notamment avoué « qu’un an auparavant déjà, il possédait un petit âne qui avait été tué par les chiens et dévoré sur place. Ce qui ne l’avait pas empêché de placer la chèvre au même endroit et de la livrer au même sort », indique Midi Libre. Malgré la gravité des faits, la peine prononcée à son encontre fut dérisoire : trois de mois de prison AVEC SURSIS ; 300 euros d’amende ; 500 euros de dommages et intérêts à verser à la SPA ; et, tout de même, une interdiction à vie de détenir un animal.

L’homme a fait appel de cette décision.

Crédit photo : La Liberté

 

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9 commentaires

  1. Chantal (Belgique)

    La justice française et ses juges préfèrent condamner sévèrement les défenseurs des animaux comme JP Guarrigues!! Il est mieux vu en France de tuer ou de faire souffrir les animaux que de les défendre!!!!

  2. Une interdiction à vie de posséder un animal ? Il trouvera bien le moyen d’en posséder quand même, comme tant d’autres.

  3. Quand on lit de tels faits, on se dit qu’en France on devrait instaurer un Ministère de la Condition Animale. Les auteurs de ces faits ne sont pas sanctionnés et ils récidivent toujours… Tout propriétaire d’animal quel qu’il soit devrait être soumis à un contrôle obligatoire à son domicile, dans le contexte où vivent les animaux. On éviterait ces drames. On détecterait beaucoup plus facilement les actes de maltraitance et on enlèverait des animaux de l’enfer. Des retraités, des jeunes sensibles à la cause animale seraient prêts à participer à de telles initiatives. Les propriétaires d’animaux sérieux et consciencieux se prêteraient volontiers à cette formalité, n’ayant rien à se reprocher. C’est consternant de voir que lors des dernières élections municipales, les hommes politiques se servaient de la cause animale pour leur programme et que depuis il n’y en a aucun qui a bougé ! C’est aux Maires d’intervenir !

    • Entierement d’accord, HONTEUX !!!

    • bonjour suis entièrement d’accord avec vous , il faut statuer sur un ministère qui assurerait et protégerait la condition animale , car quand on respecte l’animal ,c’est signe qu’on est en bonne santé mentale, et donc c’est extrêmement sérieux …

  4. C’est à la façon dont on juge nos psychopathes que l’on mesure assez bien l’etat de nos sociétés, ici, française.
    Donc, pas de quoi se réjouir … On a la justice qu’on merite; AU pays de l’agritorture et de la gastroignominie, du foie gras et de la corrida, au pays des élevages industriels, tout cela est coherent.
    faudrait malgré tout esperer qu’il sera plus puni en appel…Mais sans illusion comme dab.
    c’est bien qu’il y ait interdiction à vie. Faudrait verifier tout de même car ce genre de malades sait bien assouvir sa perversion. Et une obligation de soins à vie, non?

  5. Pour être dissuasive, la sanction doit être sévère, comme lui faire subir ce qu’il a infligé à ces êtres vulnérables et sans défense. Sous prétexte d’être un Etat de droit, on se contente de l’énoncer, sans l’appliquer. Il faut cesser d’inverser les valeurs, comme pour les crimes sur les humains, en essayant de comprendre, pour soi-disant expliquer l’horreur, de favoriser le coupable par rapport aux victimes. BB avait aussi militer pour la création d’un Secrétariat d’Etat chargé de la Condition Animale, souvent promise avant les élections, mais jamais réalisé après les promesses, notamment à cause de tous les lobbys et autres groupes de pression comme les éleveurs, chasseurs, industriels de la viande.

    La SPA avait essayé de sensibiliser l’opinion publique à la cause animale en menant une liste aux européennes de 1989, mais le faible résultat ne lui assura aucune suite, comme la faible audience de Radio Protection Animale ne lui permit pas de continuer à émettre plus de sept mois. Même la définition d’un statut de l’animal comme être sensible fut très difficile et long à voter, puisque Mr Hollande avait décidé d’abandonner cet engagement pris en 2012, dans la revue « La France Rurale », dans un entretien accordé avant le Salon de l’Agriculture, estimant que les textes en vigueur sont suffisants en matière de protection animale. On le voit avec des cas comme celui-là!

  6. La loi française me désespère. .. il devrai faire comme en Amérique pour le chien rocco au moin eu on compri qun animal n’était pas un objet mais un être vivant.. un animal. N’importe lequel soit il mérite de vivre et même mérite plus de respect que les humain.. Les peine devrai vremen être revu!! J’ai honte de mon pays…

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