lundi 27 mars 2017
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Wounda : des nouvelles du chimpanzé sauvé par Jane Goodall

wounda2L’année dernière, le monde entier avait été ému par Wounda (dont le nom signifie « proche de la mort »), une femelle chimpanzé sauvée par la célèbre primatologue Jane Goodall. Aujourd’hui, Wounda se porte comme un charme et a retrouvé la vie sauvage.

Il y a tout juste un an, Wounda avait fait la Une des médias du monde entier. Après avoir été recueillie, très malade, par l’Institut Jane Goodall (qui l’a arrachée des griffes des braconniers ayant tué sa mère), le primate avait été soigné, au Congo, au sein du Centre de Réhabilitation Tchimpounga (dédié aux chimpanzés). Une fois remise sur pieds, Wounda avait été relâchée dans la forêt. Ce qui avait marqué le public, était le geste magnifique qu’elle a eu au moment de retrouver sa liberté. Sortant de sa cage de transport, à l’orée du bois, elle avait fait demi tour pour prendre le Dr Jane Goodall dans ses bras et lui offrir une longue étreinte. « Jane Goodall nous a confié que c’était l’un des moments les plus surprenants et émouvants de sa vie », indiquent ses représentants français.

Un sanctuaire protégé

Puis, elle avait pu retrouver cette nature qu’elle n’aurait jamais dû quitter. « Un an plus tard, Wounda s’est parfaitement adaptée à la vie dans la forêt », nous apprend l’Institut Jane Goodall France. La femelle est installée dans une parcelle de 100 hectares, protégée et gérée par le personnel du Dr Goodall. En ce lieu, Wounda a réussi a créer des liens d’amitié très forts avec certains des autres pensionnaires.

L’équipe sur place, dirigée par la vétérinaire espagnole Rebeca Atencia, a déjà réussi à réintroduire une trentaine de chimpanzés sur les îles du fleuve Kouilou. En outre, le Centre de Tchimpounga héberge plus de 160 chimpanzés orphelins dont il s’occupe jusqu’à la fin de leur vie.

« Les chimpanzés et les autres grands singes sont grandement menacés, dû à la diminution de leur habitat naturel (déforestation, fragmentation, activités humaines) et le braconnage pour la consommation de viande de brousse ou le trafic illégal. Si rien ne change, d’ici quelques années, l’habitat des grands singes africains (chimpanzés, gorilles, bonobos) sera touché par les activités humaines à 90% et celui des grands singes asiatiques (orang-outans) à 99% ! », précise l’Institut Jane Goodall France, qui souhaite alerter sur le besoin urgent de « prendre des mesures maintenant pour leur préservation et protection ».

Crédit photos : Institut Jane Goodall

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un commentaire

  1. Un témoignage remarquable !

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