lundi 27 mars 2017
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Fin des dissections de souris dans les collèges et lycées !

ENVA, Batiment Blin, les salles de dissectionLe ministère de l’Education nationale a adressé une lettre à tous les recteurs d’académies, afin de clarifier la position de la France au sujet des dissections d’animaux vertébrés en collèges et lycées, nous apprend Antidote Europe, association de lutte contre la vivisection crée par des chercheurs du CNRS.

La missive officielle, qui date du 28 novembre, stipule que les dissections d’animaux comme les souris, les grenouilles ou les poussins sont définitivement bannies des cours de biologie. Les travaux pratiques « peuvent être réalisés sur des invertébrés (…) à l’exception des Céphalopodes (ndlr : poulpes, etc.). La dissection des souris est donc désormais totalement exclue dans toutes les classes jusqu’au baccalauréat », écrit-elle en effet noir sur blanc.

Réforme attendue depuis 2010

Cette interdiction aurait du s’appliquer dès 2010, date de son adoption par l’Union européenne (directive 2010/63/UE). Mais les enseignants français tardaient à l’appliquer en l’absence de sa transposition dans le droit français. « C’est pourquoi cette lettre du ministère de l’Education nationale était nécessaire et attendue », note Antidote Europe.

« De nombreux outils pédagogiques sans animaux sont disponibles pour les cours de SVT de tous niveaux et même pour les cours de médecine vétérinaire. Des études ont montré que ces méthodes réussissent au moins aussi bien que celles qui supposent l’utilisation d’animaux, et parfois mieux », précise l’association.

Certaines dissections toujours autorisées

André Ménache, directeur d’Antidote Europe, s’est réjouit de cette annonce ministérielle qu’il considère comme « un grand pas en avant ». Il reste néanmoins alerte, conscient qu’il « reste encore beaucoup à faire ». Car cette interdiction ne concerne que les animaux vertébrés élevés dans le seul but d’être disséqués en classe dans les filières d’enseignement général. Les formations spécialisées, et l’enseignement supérieur, peuvent toujours y avoir recours. De plus, la lettre du ministre indique que les travaux pratiques « peuvent également être réalisés sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l’objet d’une commercialisation destinée à l’alimentation (ndlr : coeurs de porcs, poumons de moutons, etc.) ». Il convient donc de rester vigilant.

Crédit photo : Le Figaro Magazine

 

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2 commentaires

  1. Enfin une bonne décision ! Comment expliquer aux enfants qu’ils doivent respecter le monde animal en le disséquant ! Combien de générations d’enfants sensibles lors des cours de sciences ont été sanctionnés parce qu’ils ne voulaient pas disséquer des grenouilles et des souris !

  2. Marie: c’est justement en disséquant qu’on prend conscience que la vie est fragile. Ce n’est pas un acte barbare, dépourvu de sensibilité mais un exercice mental, il faut chercher, se questionner… C’est comme ça qu’on apprend. Je dis ça en temps qu’étudiante vétérinaire (d’ailleurs la photo en couverture est prise à l’ENVA, sur une dissection de chien) et croyez moi, même la plus belle des planches anatomiques ne remplace pas la réalité. Je trouve ça dommage qu’on retire ça aux élèves, surtout que ça donne une première idée de ce que ça fait d’avoir d’avoir du sang, des liquides corporels, des organes sur nos mains. Pas inutile si on veut s’orienter dans la médecine et la biologie!

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