lundi 27 mars 2017
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Manifestation anti-loup le 27 novembre à Paris

Les éleveurs de brebis et de moutons se sont donnés rendez-vous à Paris le 27 novembre prochain pour demander « l’exclusion des loups des zones d’élevage ». Ils reprochent à l’Etat de ne pas assez protéger leurs troupeaux.

manif_anti-loupLa Fédération nationale ovine (FNO) a décidé d’organiser une manifestation à Paris le 27 novembre prochain, pour protester contre « l’ampleur des attaques de loups de ces dernières semaines, la souffrance et le profond désarroi des éleveurs ovins », mais aussi contre « l’inefficacité évidente des mesures de prélèvement et du plan loup en général » et « l’immobilisme des pouvoirs publics par rapport aux attaques incessantes de ces prédateurs sur les troupeaux ».

Dans ce cadre, plusieurs centaines d’animaux seront installés sur le Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel, le 27 novembre à 10 heures. Ils arriveront de Bar-le-Duc et du Puy-en-Velay, d’où ils seront partis le 25 novembre. Par le biais de ces transhumances militantes, les éleveurs ovins aimeraient marquer les esprits et faire entendre leur colère.

L’Etat « dépassé par 300 loups » ?

La FNO bouillonne : « Cette situation est intolérable ! Alors que la pression de la société sur les éleveurs se fait toujours de plus en plus forte en ce qui concerne le respect du bien-être animal dans les exploitations, il semble inconcevable que l’Etat ne laisse pas la possibilité aux éleveurs de défendre leur troupeau. L’Etat français serait-il dépassé par les plus de 300 loups ? », dit-elle dans un communiqué.

Face à elle, les associations de protection animale font entendre leur désaccord. La FNE (France nature environnement), la LPO (Ligue de protection des oiseaux) et la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) se sont fendues d’un communiqué collectif dans lequel elles dénoncent les décisions anti-loup prises par le Gouvernement. Est notamment critiqué un arrêté pris en août dernier, qui autorise d’abattre des loups lors de battues ou de chasses à l’affût.

« Avec trois loups abattus le 12 novembre à Canjuers (Var) par des chasseurs, le « quota » de dérogation pour destruction d’espèce protégée attribué par le préfet a déjà été dépassé. Anticipant ces dérapages bien prévisibles, FNE et la LPO ont fait début septembre un recours en Conseil d’État contre cet arrêté et les dispositions injustifiables qu’il contient au regard du statut de protection de l’espèce. Preuve est malheureusement faite aujourd’hui que ces dispositions ne garantissent pas le respect du cadre dérogatoire, et qu’un nombre indéterminé de loups peuvent être détruits dans une zone sans intervention adéquate d’agents assermentés. La destruction à titre préventif de l’ensemble des loups d’un territoire, voire d’un département, est inacceptable et illégale s’agissant, rappelons-le, d’une espèce protégée. Nos associations en appellent à la responsabilité de la Ministre de l’Écologie pour abroger cet arrêté dangereux et inadéquat. Et à construire enfin une politique responsable conciliant le pastoralisme et la présence des grands prédateurs », écrivent-elles.

Wolf Eyes appelle les défenseurs du loup à se rendre sur place

Une contre-manifestation est d’ores et déjà prévue le même jour, à l’nitiative de l’association belge Wolf Eyes, qui milite depuis plus de 10 ans pour la défense des loups. Le rassemblement, également prévu à 10 heures au pied de la Tour Eiffel, se veut pacifique. « Le but n’est pas de mettre de l’huile sur le feu, mais de montrer que les défenseurs des loups seront présents pour faire entendre leurs voix contre les revendications des éleveurs », indique l’organisateur de l’événement, qui appelle les protecteurs des animaux à venir nombreux pour faire preuve d’une « cohésion de meute », car « la seule chance de sauver les loups est d’agir en meute »

 

 

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3 commentaires

  1. « Ils reprochent à l’Etat de ne pas assez protéger leurs troupeaux. »

    Mais à la base, c’est pas LEUR travail pour lequel ils sont PAYES ??

  2. Laisser les tranquille

  3. Avec des ânes dans les troupeaux, leurs moutons seraient protégés et les loups tranquille…
    Enfin encore une fois vaut mieux détruire que de trouver une alternative….:(

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