samedi 25 mars 2017
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Le Mozambique et l’Afrique du Sud s’unissent pour combattre le braconnage

mozambique001Un partenariat historique vient de se nouer entre le Gouvernement du Mozambique (représenté par Carvalho Muaria, le ministre du tourisme), la Fondation Joaquim Chissano et la Fondation Peace Parks (qui gère le programme de protection du rhinocéros en Afrique du Sud) pour renforcer la lutte contre le braconnage.

Le rapprochement s’est concrétisé le 29 octobre à Maputo par la signature de plusieurs documents. Il stipule que la Peace Parks Fondation va investir 2 millions d’euros et offrir du matériel pour augmenter les moyens anti-braconnage du Mozambique.

« Etant donné la nature internationale des crimes contre la vie sauvage, de tels accords jouent un rôle crucial dans la lutte contre le braconnage organisé, puisque les pays s’associent pour repousser les massacres hors de leurs frontières. Cela leur permet également de travailler à harmoniser leurs législations », s’est félicité le Dr Bartolomeu Soto, Directeur général de la National Administration for Conservation Areas.

Le braconnage et les trafics animaliers sont un véritable désastre pour les espèces emblématiques d’Afrique, comme le lion, le rhinocéros ou l’éléphant. Ces activités criminelles menacent également les parcs et zones protégées du continent, ce qui est problématique pour la principale source de revenus locale : le tourisme.

mozambique002« Grâce à ce partenariat, de nombreuses actions vont être menées conjointement par le Mozambique et l’Afrique du Sud, pour contrer la décimation de nos espèces protégées », s’est pour sa part réjouit Werner Myburgh, le dirigeant de la Peace Parks Fondation.

Seront notamment financés une nouvelle technologie de communication pour les rangers, ainsi qu’un nouveau système radio trans-frontières, des équipements et  des formations pour les rangers, une modification de la législation du Mozambique pour alourdir les peines des braconniers, etc.

De telles initiatives sont ingénieuses et bienvenues. Leur tâche sera néanmoins difficile car il est estimé que le trafic d’animaux ou de parties d’animaux génère une économie souterraine de 19 milliards de dollars. Les criminels disposent donc de moyens financiers largement supérieurs à ceux de leurs opposants…

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