samedi 25 mars 2017
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Dernière minute : découverte d’un charnier de cadavres de chiens à Perpignan

« Mais qui a pu faire ça ? Et pourquoi ? En 15 ans, on n’a jamais vu ça. C’est choquant ». Sylvie Quintana, responsable de la SPA situé route de Prades à Perpignan, est encore remuée par la découverte qu’elle a été amenée à faire ce jeudi dans un sous-bois situé à l’arrière de la voie ferrée au Soler. C’est une personne habitant sur ce secteur qui, intriguée par l’odeur suspecte qui planait dans les environs, l’a alertée quelques jours auparavant. Toutes deux se sont donc rendues sur les lieux et sont tombées sur un terrible spectacle.

charnier_chiens_perpignanLà, au milieu des arbustes et des ronces, dans une puanteur insoutenable, gisaient plusieurs dépouilles de chiens en état de décomposition avancée. « On en a vu cinq au total. Ils ont été déposés sur le sol, pas enterrés. D’après ce que l’on a pu voir, ce serait plutôt des chiens de chasse, mais il y avait aussi des petits corps. Ça doit faire deux mois qu’ils sont là et ils sont dévorés par les asticots. Quand on est revenu le lendemain, il y avait un nouveau corps, de type molosse ou berger. La police est venue sur place et en a comptabilisé sept. Mais ce n’est pas tout, on nous a dit qu’à l’arrière de cette parcelle, il y avait encore d’autres cadavres. Je ne sais pas combien il y en a. On voit aux crocs que ce ne sont pas de vieux chiens », poursuit la directrice de la SPA qui est allée immédiatement déposer plainte auprès des services de gendarmerie.

« Je ne voulais pas laisser cela se reproduire et je souhaitais que les personnes qui se sont fait voler leurs chiens soient au courant. Il faut que l’on sache ce qu’il s’est passé. Je pense que cette histoire pourrait vraiment prendre une dimension importante. Je voulais aller essayer de les identifier avec un lecteur de puces, mais l’odeur est effrayante », explique-t-elle.

Un trafic ?

Le parquet a alors lancé une enquête et un vétérinaire a été mandaté hier afin de tenter d’identifier les animaux et de procéder aux constatations d’usage. Selon la procédure réglementaire, lorsqu’un animal meurt, son propriétaire dépose son corps chez le vétérinaire et règle par avance les frais d’équarrisseur qui vient chercher le cadavre. Selon les premiers éléments, dans ce cas précis, les chiens n’étaient pas pucés, ce qui rend les investigations complexes.

Néanmoins les recherches menées par les militaires se poursuivent et toutes les vérifications nécessaires seront effectuées, A commencer par celles auprès du cadastre pour remonter jusqu’au (ou aux) propriétaire(s) du terrain concerné qui n’a probablement rien à voir avec cette affaire. « Personnellement je pense qu’une seule et même personne est responsable », termine Sylvie Quintana qui annonce que la confédération nationale des SPA de France se constituera partie civile.

Cette découverte cache-t-elle un trafic de chiens ? Ou bien les agissements d’un particulier ? D’un professionnel ? De quoi ces chiens sont-ils morts ? Ont-ils été emportés par la maladie. Ont-ils été tués ? Autant de questions qui restent pour l’heure sans réponse.

Source : L’Indépendant

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2 commentaires

  1. ces chiens n’auraient ils pas servi à un ou des zoophiles. Il ou ils auraient pu abuser des animaux et ensuite « s’en débarrasser » ?

  2. « étrange », oui et non, malheureusement c’est courant de se débarrasser de son animal pour une raison ou une autre… La plupart pour ne pas avoir d’ennui vont les abandonner, cette personne a préféré les tuer en douce… Quand on sait que la plupart des chiens abandonnés finissent euthanasiés faute de place… Mais ça n’empêche pas qu’il faut retrouver et condamner l’auteur de ce fait.

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