samedi 25 mars 2017
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L’Angleterre veut réduire l’expérimentation animale

Liberal Democrats Autumn Conference 2004Norman Baker, le Ministre britannique en charge de la régulation de l’expérimentation animale outre Manche a déclaré vouloir voir disparaître cette pratique. Et ce, totalement. Une opinion qui mérite des applaudissements !

Norman Baker milite contre la vivisection depuis de nombreuses années. Cette cause lui tient à coeur, et il s’est félicité avant hier de la « bonne direction » prise à ce sujet par son Gouvernement.

La régulation de l’utilisation des animaux pour la science est désormais sous sa coupe, et il compte bien utiliser son statut politique pour persuader les acteurs de l’industrie pharmaceutique de cesser l’expérimentation animale. En plus d’être une question de morale, il a indiqué à la BBC qu’il était convaincu qu’un tel changement permettrait à l’Angleterre d’obtenir un « avantage stratégique, bénéfique pour l’économie ».

Même si il est conscient que la fin des tests sur les animaux « n’arrivera pas demain », il ne compte pas baisser les bras. L’un de ses premiers objectifs est d’abolir la clause de confidentialité qui protège les chercheurs travaillant sur des animaux vivants (les données concernant ce qui leur arrive réellement dans les laboratoires sont confidentielles et protégées par la loi face à la divulgation ou à la consultation) pour plus de transparence. Ce changement législatif est « sa priorité ».

La BBC affirme quant à elle que le nombre d’expériences pratiquées sur les animaux a augmenté de 52% entre 1995 et 2013 au Royaume-Uni. Les rongeurs et les poissons sont les espèces les plus fréquemment utilisées. Quant aux pratiques, c’est l’élevage d’individus génétiquement modifiés qui s’est le plus développé.

De son côté, la British Union for the Abolition of Vivisection rappelle que des millions d’animaux continuent de souffrir et de mourir dans les laboratoires anglais, et note que le pays est l’un des plus gros utilisateurs de l’expérimentation animale à l’échelle mondiale. L’association plaide pour le développement de méthodes alternatives, ce qui nécessiterait un financement dédié de la part du Gouvernement.

Crédit photo : Getty

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