jeudi 23 mars 2017
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Helga Heidrich, la Brigitte Bardot marocaine

Helga Heidrich : le Maroc aussi a sa Brigitte Bardot

Au Maroc, les animaux sont confrontés à d’importantes souffrances. C’est pourquoi une allemande, du nom d’Helga Heidrich, a tout quitté pour aller s’installer au milieu des dunes à l’Ouest de Marrakech afin de leur porter secours. Planète Animaux vous emmène à la rencontre de cette grande dame de la protection animale.

Pour atteindre le refuge pour animaux blessés ou errants construit par Helga, il faut s’élancer sur une piste chaotique en pleine campagne marocaine. Le sanctuaire est perdu au milieu du sable et des arbustes brûlés par le soleil, loin de toute habitation. Si l’atteindre se mérite, la route vaut d’être parcourue. Ce petit coin aux allures de bout du monde est un havre de paix pour les être à poils et à plumes qui y ont trouvé refuge. Helga nous y accueille avec sincérité et une vigueur qui ne laisse pas deviner son âge (69 ans).

Sur la route, vers le refuge d'Helga
Sur la route, vers le refuge d’Helga

Le Maroc est un pays magnifique, mais qui n’offre pas des conditions de vie faciles à sa population dont une grande partie vit dans la misère. Dans un tel contexte, la protection des animaux n’est évidemment pas facile. «Pour les chats, ça va encore, car ils sont mentionnés dans le coran et respectés pour cela, alors les marocains font attention à eux. Mais pour les chiens, les ânes, les singes et tous les autres animaux, la vie est loin d’être rose», nous explique Helga en nous indiquant un siège. Elle nous reçoit dans sa petite maison aux murs blancs, qui est située au bout du terrain du refuge. L’habitation est modeste. Construite de façon artisanale, elle n’offre ni eau courante, ni électricité. Une vie rude, mais qu’elle accepte sans broncher afin de pouvoir veiller sur ses animaux.

Helga et quelques pensionnaires
Helga et quelques pensionnaires

Helga est installée ici avec son fils, Marc, qui l’aide dans son combat. La cause animale, c’est toute leur vie. Helga a ouvert son premier refuge en 1973 en Allemagne, elle avait alors 28 ans et exerçait jusque là la profession d’acupunctrice. Dès lors, elle n’a plus jamais cessé de se battre pour sauver les bêtes. « C’était plus facile là-bas, principalement parce que les gens adoptaient les chats et les chiens que l’on récupérait. Ici, ce n’est pas pareil, les gens n’adoptent pas, il n’y a pas la culture de l’animal de compagnie au Maroc. Alors, quand on prend en charge un animal, on sait qu’on devra s’occuper de lui jusqu’à son dernier souffle », analyse-t-elle.

Quand on lui demande pourquoi elle s’est retrouvée sur le continent africain, elle raconte : « Je suis très contente de ce que j’ai fait en Allemagne mais j’ai voulu m’impliquer pour des animaux qui avaient encore plus besoin d’aide. Et comme le climat marocain me plaisait, j’ai décidé de m’installer ici en 1995. J’ai commencé avec un refuge dédié aux équidés, principalement les mules utilisées pour le travail de la Terre. Je louais un terrain de 3 hectares près de Ouarzazate. En 2004, j’ai acheté le terrain où nous sommes actuellement, mais ce fut très long pour que l’on puisse s’y installer. Il a fallu obtenir l’autorisation de construction, l’autorisation de forer un puits, l’autorisation de l’utiliser, etc.Au final, cela ne fait que quelques mois que nous sommes ici, nous avons encore de nombreux cartons à déballer », nous raconte-t-elle, avant d’ajouter en mêlant fierté et amertume : «Ici, une organisation pour la protection des animaux, ce ne sont pas des locaux luxueux avec une ribambelle de collaborateurs, de belles voitures ni des galas. C’est une présence constante pour soigner les plaies, pour les opérations, les vaccinations, le traitement des tiques et d’autres parasites, les pourparlers avec les propriétaires des animaux. Il s’agit également de veiller toute la nuit les animaux malades et, le lendemain matin, d’être pimpante pour continuer à gagner de l’argent, pour pouvoir s’occuper d’eux».

Au refuge d’Helga, chaque animal a un nom

Nous partons faire le tour du refuge et rencontrer ses pensionnaires (en étant vigilants sur l’endroit où nous mettons les pieds car « il y a des scorpions ici »). Helga évoque les différents problèmes qui touchent chacune des espèces. Si les chats semblent les mieux lotis, ils souffrent néanmoins de maladies car ils ne sont pas entretenus et vivent dans les rues. Surtout, ils ne sont pas stérilisés, ce qui entraîne une forte surpopulation. « Au refuge, tous les animaux sont castrés. J’ai aussi financé de nombreuses stérilisations depuis que je suis au Maroc, mais c’est un peu comme jeter une bouteille à la mer, il faudrait que le Royaume prenne des dispositions à ce sujet », indique-t-elle.

Quelques chiens du refuge d'Helga
Quelques chiens du refuge d’Helga

Les chiens sont clairement les plus nombreux au sanctuaire, ils doivent bien être une centaine. « Leur sort est terrible ici. Dans la religion musulmane, le chien est considéré comme sale, impur (ndlr : pour en savoir plus, regarder cette vidéo d’un imam qui explique pourquoi un musulman ne devrait pas avoir un chien chez lui : http://www.dailymotion.com/video/x7gcac_avoir-un-chien-chez-soi-y_news?from=rss ). Ils ne sont pas respectés. Ils traînent dans les rues, se nourrissent dans les décharges, se font frapper… Ils ne sont pas vaccinés contre la rage, beaucoup sont malades. Là aussi, il y des problèmes de surpopulation.

Le Maroc applique de plus une politique assez agressive envers les chiens errants. S’ils se déplacent en meutes, les agents de l’Etat les tuent au fusil ou les empoisonnent à la strychnine, sans faire attention au dosage. C’est atroce, si la dose n’est pas exacte, le chien meurt dans d’horribles spasmes, parfois cela prend plusieurs jours pendant lesquels il souffre atrocement. Ils pourraient au moins les euthanasier proprement ! », s’emporte-t-elle, ajoutant qu’elle a un projet pour tenter d’apaiser un peu la situation. «Je vais demander au Gouvernement d’instaurer un système de clips dans les oreilles, qui signaleraient les animaux vaccinés et stérilisés, pour qu’ils ne soient pas abattus ».

La poignante histoire de Sunny Boy

Sunny Boy a une histoire poignante
Sunny Boy a une histoire poignante

 

Certains enclos sont réservés aux chiots, les autres accueillent les nombreux chiens du refuge, qui parfois arrivent d’eux-mêmes après avoir erré dans la campagne, ou bien déposés par des gens ou par la police aux grilles du sanctuaire. Parmi eux, se trouve Sunny Boy, qu’Helga a particulièrement pris sous son aile.

Malgré les dures épreuves que la vie lui a fait traverser, ce dernier a conservé un optimisme hors du commun, il est même le chien le plus jovial que l’on ait vu sur place. Sunny Boy a été trouvé accidenté sur le bord d’une route. L’automobiliste qui l’avait percuté l’y avait laissé pour mort. Le pauvre animal agonisant a été repéré par des particuliers qui ont alerté Helga via Facebook de sa localisation approximative. Elle est immédiatement allée sur place à sa recherche, avant qu’il ne soit trop tard.

Après l’avoir trouvé, elle l’a emmené chez un vétérinaire pour qu’il puisse être soigné. Devant l’importance de ses blessures, il n’y a pas eu d’autre choix que de l’amputer de l’une de ses pattes. A son arrivée au refuge, Sunny Boy était squelettique. Mais après avoir bénéficié des soins et de l’affection d’Helga, il est méconnaissable. Et heureux.

Une opération « citerne » pour aider les chevaux de Marrakech

Quant aux équidés, leur sort n’est pas plus enviable : « Ils servent d’outil de travail. Ils sont surchargés, battus, forcés de travailler par de fortes chaleurs (il fait 50° en été) sans qu’on leur donne à boire, ils ne sont pas nourris correctement, et lorsqu’ils ne peuvent plus travailler, parce qu’ils sont trop vieux ou blessés, ils sont laissés à l’abandon ».

Le Maroc touristique
Le Maroc touristique

Dans les campagnes, les ânes et les mules servent en effet d’animaux de trait et de moyens de transport. Dans les villes touristiques comme Marrakech, les chevaux sont utilisés pour proposer des promenades en calèche aux touristes. Nous en avons vu des dizaines sur la place Jama El Fna, patientant en plein soleil, sans eau, sans ombre ni nourriture, qu’un « client » se présente. Il est évident que nombre de ces animaux doivent succomber au cours de leurs « fonctions » au plus fort de l’été… A ce propos, Helga nous indique qu’elle organise des opérations « citerne » pendant la période estivale. Elle loue une citerne remplie puis elle se rend à Marrakech afin de distribuer de l’eau à ces pauvres bêtes. Elle a d’ailleurs prévu de recommencer au cours de ce mois de juillet 2014.

Des échanges humains basés sur des valeurs saines

« En dehors des villes, cela se passe tout de même mieux, car les animaux sont des outils de travail, ils sont donc importants », tempère-t-elle. Sa mission envers les équidés lui a d’ailleurs permis de nouer de beaux contacts humains. Elle nous explique avoir souvent soigné gratuitement des ânes ou des mules de paysans. En échange, elle demandait simplement un petit geste en nature, comme l’aider sur le refuge pour nourrir ou abreuver les animaux ; ou bien lui permettre de manger à sa faim. Aussi, certains agriculteurs de la campagne environnante lui rendent des services : une maraichère lui offre régulièrement des légumes de ses récoltes, un agriculteur lui offre quant à lui du pain ou des œufs ; d’autres viennent « mettre la main à la pâte » lorsqu’ils ne travaillent pas.

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Nous arrivons ensuite devant un bâtiment ocre, qui rappelle des installations de zoo, et pour cause : il héberge 4 macaques berbères (également appelés singes magots), chacun dans un enclos spacieux doté d’une terrasse privée. « C’est difficile, car je dois les garder séparés les uns des autres pendant 6 mois avant de les mettre ensemble, afin qu’ils ne se battent pas. Nous sommes en train de leur construire un enclos de 1 hectare, ils seront installés en plein air, ils auront de l’espace et pourront vivre leur vie de singe. Les installations actuelles sont provisoires, elles permettent de les séparer ».

Tous ces animaux proviennent de la nature, où ils sont «capturés puis utilisés pour gagner de l’argent, en demandant aux touristes une petite pièce pour faire une photo. Lorsqu’ils ont des petits, ceux-ci sont vendus à des familles, ou à des touristes, et lorsqu’ils deviennent adultes et ingérables, ils sont saisis par les autorités».

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Des montreurs de singes sur la place Jama El Fna

Nous avons-nous même remarqué ces maltraitances quelques heures plus tôt, lorsque nous étions place Jama El Fna. Nous y avons vu plusieurs montreurs de singes. A chaque fois, les primates sont enfermés à plus de 6 dans une cage verte d’environ 2 mètres cube. Entassés les uns sur les autres, pouvant à peine bouger, ils y suffoquent sous la chaleur écrasante. Ils sont souvent maltraités, nous avons vu de nos yeux l’un de ces hommes frapper un singe avec une chaîne en métal. Ainsi échaudés par l’Homme, les singes du refuge se sont montrés angoissés par notre présence (en revanche, celle d’Helga les réconfortait clairement).

Un dromadaire empoisonné, une ânesse mutilée…

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Nous passons près de la chatterie, puis nous arrivons devant le parc d’Ali Baba. Cet imposant dromadaire a lui aussi un passé difficile. Il fut empoisonné il y a quelques années, pour des raisons inconnues. Helga l’a sauvé. Il coule désormais des jours heureux, accompagné des deux coqs qui partagent son enclos.

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Helga nous présente ensuite la dernière arrivée : une vieille mule malmenée par des conditions de travail harassantes, en train de partager son eau fraîche avec l’un des nombreux chiens qui évoluent en liberté sur le domaine. Helga l’a volontairement isolée, dans un coin tranquille, afin qu’elle s’habitue à son nouvel environnement en étant peu dérangée. Elle est mal en point, mais après quelques semaines à bénéficier d’une attention qu’elle n’a jamais eue, elle devrait se porter mieux.

Dans un enclos à proximité, cohabitent des oiseaux (perroquets, paons, canards et pigeons) et des lapins. Enfin, notre exploration des lieux s’achève par la découverte du grand parc des ânes, situé juste derrière la maison d’Helga, car celle-ci aime être le plus près possible de ses chers équidés. Il héberge actuellement 30 pensionnaires, dont Stevie Wonder, un âne aveugle.

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Il y a aussi Smoky, une ânesse qui présentait des plaies d’une gravité inouïe. « Elle nous a été amenée par un agriculteur, il nous demandait de rapidement soigner les blessures de l’animal, afin de le remettre le plus rapidement au travail. Il ne comprenait pas que Smoky nécessitait un traitement médical et un arrêt conséquent. Il n’y avait qu’une solution pour sauver cette pauvre bête : la lui acheter. Et c’est ce que je fis », raconte Helga.

« Ici les animaux doivent travailler jusqu’à ce qu’ils tombent par terre. Pour qu’ils avancent plus vite, on leur enfonce des bouts de bois pointus dans les flancs ou on leur donne des coups de pied dans les parties génitales. Dans certaines régions, ce sont des barbelés qui servent de mors. Lorsqu’ils sont blessés, il n’y a pas de soins et les mouches recouvrent leurs plaies. Parfois, les charges qu’on leur fait porter sont tellement lourdes que leurs boyaux ressortent par leur anus… », ajoute-t-elle.

Un budget de 5000 € par mois

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Helga et son fils s’impliquent 24 heures sur 24 pour aider les animaux du Maroc en faisant de ce combat leur vie. Ce choix courageux n’est cependant pas toujours facile. « Rien que pour la nourriture et les frais médicaux, il nous en coûte 5000€ par mois », détaille Helga. « Nous ne recevons aucune aide. Le Maroc ne semble pas être une priorité pour les grandes associations de protection animale, qui se mobilisent toutes pour la Roumanie, mais oublient malheureusement que leur aide est aussi nécessaire ailleurs, pour des causes bien moins médiatisées », déplore-t-elle. « Nous avons besoin d’aide pour continuer à prendre soin de nos protégés, et pour mener d’autres actions ».

Car des projets, la Fondation en a plein. Elle aimerait notamment pouvoir installer une clinique dans le refuge afin que les actes vétérinaires (en particulier les stérilisations) puissent être effectués sur place, pour des gains de temps et d’argent.

Vous pouvez aider Helga en faisant un don sur son site Internet, http://www.fhh-sos-animaux.com/. Plusieurs options s’offrent à vous : adhérer à l’association, faire un don financier dédié à l’achat de nourriture, ou bien parrainer un animal du refuge (25€ par mois pour un équidé, 15€ par mois pour un chien, 10€ par mois pour un chat). « Grâce à votre parrainage, votre protégé ne manquera de rien et vous pourrez même à tout moment venir rendre visite à votre filleul. Vous recevrez un certificat de parrainage avec la photo et l’histoire de votre animal », s’enthousiasme la teutonne. Précisons que tout don donne droit à un reçu fiscal européen, puisque le siège de la Fondation est basé en Allemagne.

Des soutiens extraordinaires

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Au cours de ses années d’implication envers les animaux dans le besoin, Helga a fait de belles rencontres. Certaines ont débouché sur des aides inattendues, originales et touchantes. « Un dentiste français a fait le déplacement jusqu’ici pour venir traiter tous nos animaux. Je me souviens également de Ronald, un adhérent qui habite à Hambourg. Il est venu fêter son anniversaire à Marrakech avec ses amis, et en lieu et place de cadeaux, il leur a demandé de faire des dons au profit des animaux. Certaines personnes sont incroyables, merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour nous aider à poursuivre nos actions ».

La FHH (Fondation Helga Heidrich) trouve aussi du soutien chez Pet Finder Casablanca, un autre sanctuaire pour les animaux errants du Maroc, avec qui elle collabore régulièrement. Celui-ci fonctionne un peu comme nos SPA, en recueillant des chats et des chiens et en tentant de leur trouver une nouvelle famille. Helga, de son côté, est beaucoup moins portée sur les adoptions. Déjà, parce que sa localisation ne s’y prête guère, et surtout, parce qu’il lui est difficile de faire confiance à des inconnus. Elle n’accepte de laisser partir les bêtes sur lesquelles elle veille que si les adoptants potentiels font le déplacement pour la rencontrer et rencontrer l’animal. « Parfois, on me fait des demandes d’adoptions par Internet, on me demande d’envoyer l’animal par avion. Je refuse, car je veux savoir qui sont les personnes et si elles s’occuperont bien de lui. Ce n’est pas des choses que l’on peut voir à distance ». Récemment, 2 chiens sont partis vivre dans des familles suisses, et 5 autres dans des familles allemandes, qui avaient fait le déplacement jusqu’au Maroc.

L’éducation marocaine à revoir ?

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« Il y a un gros problème d’éducation dans ce pays, comment voulez-vous qu’un enfant respecte un chat lorsqu’il voit son père lui jeter des pierres ? Et puis ici on nous vole tout, même les bassines d’eau pour les animaux, on a dû les attacher au sol avec des chaînes», déplore-t-elle. C’est pour cela qu’en plus de sa mission de terrain, elle s’investi pour tenter de sensibiliser la population au bien-être animal et à la préservation des espèces sauvages (qui sont, d’après elle, chassées à outrance).

Dans ce but, elle dialogue avec les paysans, les écoliers, les locaux, mais aussi les touristes qui ne se rendent pas toujours compte qu’ils encouragent l’exploitation animale, lorsqu’ils payent pour se faire prendre en photo avec un singe assis sur l’épaule place Jama El Fna. Elle aimerait avoir l’opportunité de rencontrer Mohammed VI, le Roi du Maroc, pour lui demander de prêter davantage attention à la condition animale dans son royaume. « Ici, quelqu’un qui aide les animaux est considéré comme un fou », nous signale-t-elle.

De grands projets pour 2015, dont un record du monde !

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L’énergie d’Helga n’est pas en perte de vitesse et elle a déjà de belles idées pour les mois à venir. Elle lance notamment une grande campagne de collecte afin d’améliorer un peu le triste quotidien des animaux de Marrakech. L’idée est de faire sillonner l’Europe par un convoi de solidarité, qui partirait d’Allemagne et arriverait au Maroc, en traversant la Belgique, le Luxembourg et la France (de Nancy jusqu’à Perpignan). Des « antennes-dépôts », tenues par des volontaires tout au long du parcours, permettraient aux gens de venir y déposer des produits (médicaments vétérinaires, nourriture, couvertures, jouets, etc.) et au camion d’y faire halte pendant son voyage afin d’y récolter ces dons. Si vous souhaitez participer à cette initiative (en donnant, en prêtant un véhicule/une remorque ou en conduisant), vous pouvez contacter Helga directement par Facebook : https://www.facebook.com/FondationHelgaHeidrichSOSAnimaux

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Par ailleurs, afin de sensibiliser les marocains au régime alimentaire végétarien (qui est loin d’être en vogue au Moyen-Orient), Helga a noué un partenariat avec le Guinness Book des Records, et elle organisera prochainement le plus grand couscous végétarien au monde ! Toute la rédaction de Planète Animaux adresse ses plus sincères félicitations à cette femme exceptionnelle qu’est Helga, et à son fils Marc, pour leur dévouement sans faille en faveur des animaux. Leur engagement a déjà fait un nouvel adepte : le chauffeur de taxi qui nous accompagnait lors de notre visite fut charmé par l’endroit ; et surpris de découvrir qu’il existait un lieu qui protégeait les animaux. Alors que nous allions partir, il expliqua à Helga que 3 ânes qui ne pouvaient plus travailler parce qu’ils boitaient, avaient été abandonnés dans un champ dans son village. Il proposa à Helga de récupérer ces animaux livrés à eux-mêmes. Tous deux échangèrent leurs numéros de téléphones. Espérons que depuis, les trois baudets ont trouvé un nouveau foyer…

 Orianne Vatin

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17 commentaires

  1. Quel dévouement et quel travail extraordinaire.

  2. A Agadir aussi au Maroc, il ya une autre Brigitte Bardot (Michèle Augsburger) https://www.facebook.com/LeCoeurSurLaPatte

    • Je la connais et c’est grace à Michèle que j ai pu ramener 2 chats les plus abimés de la vie à ce moment là !! c’est une femme formidable que je n’oublie pas et dont je suis fière car elle a réussi en bataillant de tout son coeur à ouvrir enfin son association ! Michèle MERCI Gribouille et Michèle te léchouillent !!!!

    • OUI ! c’est ma Brigitte Bardot de 2011 , nous avons sauvé 2 chats parmi tellement d’autres ! Michèle les a remis sur pattes et ce sont devenus des chats de salon en France !! mes Amours ! merci Michèle du fond du coeur !

  3. bonjour juste un coucou pour vous dire un tres grand bravo pour ce que vous faites !!!! merci pour ces animaux qui ont tant besoin de nous

  4. Cela réchauffe le coeur de lire ce témoignage. je suis allée à Marrachech cette annéé et j’étais si choquée et triste par le mauvais traitement des équidés et des singes sur la grande place. Si je retourne au Maroc, je ne manquerai pas de venir vous rendre visite et mettre la main à la pâte.

  5. BRAVO Madame ! Très courageux de votre part, c’est déjà très compliqué chez nous, on image les difficultés auxquelles vous devez être confrontées au jour le jour ! Ce n’est pas facile de faire évoluer les mentalités quant il s’agit d’animaux BONNE CHANCE MADAME les animaux valent le peine d’être défendus !

  6. Merci pour tout ce que vous faites pour les animaux…vous avez toute mon admiration… des personnes comme vous nous donne le courage de continuer le combat au quotidien pour la reconnaissance de l’animal comme être sensible. Éduquer, dénoncer, informer…il y a tant d’ignorance… les traditions stupides à travers le monde qui ne servent à rien sinon à torturer les animaux… MERCI

  7. Merci HELGA …d avoir accepté de sauver CHIPS ce grand chien sloogie aux yeux d or … Il était si confiant et demandait tellement de carresses que je n ai pu résister mais ici sur le golf PGP (comme partout d ailleurs )les boulettes de poison venaient d être déposées j ai perdu un chien mon jack russel
    de cette façon devant ma terrasse …Je ne sais si mon petit schnauser nain SLIM va résister ….Jy fais très attention mais …..
    En tout cas CHIPS lui s en est sorti grace a vous …Je ne manquerai pas d aller vous rendre visite et a mon protégé
    Certains disent que les animaux sont une reincarnation cela ne fait pas partie de mes croyances et pourtant l adoration que j ai vu dans les yeux dorés de ce chien errant m a boulversée …Je désire le parrainer …DÏTES MOI COMMENT et encore merci

  8. Bonjour et bravo à ce que vous faites j’aimerai en faire autant lorsque nous nous installerons au Maroc avec mon mari.
    Je veux juste mettre une nuance sur ce que dit le Coran. Étant convertie et fan des animaux je sais de quoi je parle. Il est INTERDIT par l’islam d’avoir quelque acte de torture ou de négligeance vis à vis des animaux en général pas seulement les chats. L’enfer est assuré pour mal traitance (sauf s’il y’a regret et demande pardon à Dieu) vis à vis de tous les animaux. Encore une fois l’islam est mal vu aux yeux de l’occident car les gens n’ont pas la connaissance (hélas vaste débat) que tout être de Dieu doit être traité avec bienveillance. Mon mari et toute sa famille est de Casa, ils adorent les animaux, sans exception!!!!!! Nous avons recueilli un chat à paris, sa nièce rêve d’un chien à Casa, son oncle a plusieurs chats recueillis à Rabat. Arrêtons de généraliser par pitié au nom de cette belle religion!
    Les photos sur l’annesse m’ont boulversee c’est vraiment le point le plus difficile à vivre au Maroc et ça me rend folle à chaque fois que j’y vais en vacance. Manque d’éducation certes. Bêtise humaine intolérable comme partout. le monde est rempli de mauvaises gens. J’espère pouvoir un jour faire autant que cette allemande,dans ce beau pays qui a tant de chose à apprendre avec les animaux, malheureusement certaines familles n’ont déjà pas de quoi vivre, alors bien traiter les animaux y’a du boulot.

  9. La remarque qu’elle fait est tout à fait juste et je me la fais souvent moi même! On parle beaucoup des chiens de Roumanie mais jamais des animaux au Maroc ou dans les autres pays arabes! Ni des animaux des autres pays de l’Est.

  10. Il faut aider cette fondation , sans vous elle ne peut rien faire , cette femme est extraordinaire ,et Brigitte BARDOT N AS QU A BIEN SE TENIR ,bien que j adore bb , attention , mais rien a voir avec toutes ces souffrances endurées depuis tant d ‘ années , cette femme est une SAINTE

  11. bravo et merci pour eux

  12. Merveilleux, je suis très admirative, courage & bravo à vous pour sauver tous ces pauvres animaux. I

    l y a donc à éduquer aussi les gens de ce pays-là, afin qu’ils apprennent à les respecter !

  13. bravo bravo bravo!!
    Cette femme courageuse ,par l’amour et la tendresse
    Qu’elle donne aux animaux mérite tout mon profond respect!!
    Aux animaux elle donne de l’amour, et â nous elle donne des
    Leçons de la vie! Je m’incline !!!!!

  14. Bonjour Madame,

    Félicitations…quelle grandeur d’âme .. c’est beau !

    A mon petit niveau, j’essaies tant que faire se peut de nourrir les chats et chiens, et même les oiseaux..

    Il est vrai que depuis mon enfance, je suis très sensible au monde animal…et encore plus, depuis mon arrivée au Maroc..;

    J’aimerais participer à votre assos. comme bénévole est ce possible et si oui de quelle façon puis je vous aider…? mise à part sur le plan financier bien entendu..

    Je suis installée à Marrakech depuis 5 ans..j’ai un véhicule…

    J’attends votre contact

    Bon courage et merci pour vote dévouement

    Katerine

  15. Jean-Marc et Carole / espagne

    MILLE FOIS BRAVO, C’EST MAGNIFIQUE CE QUE VOUS FAITES. Ici aussi, en Espagne, il y a de nombreux chiens et chats abandonnés… Heureusement des associations fondées par des Anglais et Allemands s’en occupent du mieux possible ! COURAGE Madame !!!

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